‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 99 sur 174 · SCÈNE I V, AURELLY, PAULINE, MÉLAC père · texte numérisé non relu

SCÈNE I V, AURELLY, PAULINE, MÉLAC père

PA0LiNE/e regardant aller ai^ec effroi.

V^iEL I détournez les malheurs qui nous menacent aujourd'hui.

11 s'obstine au silence ; et je ne puis rien décou vrir.

Pauline, à Mélac père.

Ah mon bon ami ! Pourquoi craignez -tous de déposer votre secret dans le sein de mon oncle ? Il vous aime de si bonne foi!

ÀuRELLY, indigné. .

Moi ! je l'aime ?

Pauline, avec ardeur.

Oui, vous Taimez : ne vous en défendez pas.

Au IV EL L Y, douloureusement.

Eh bien! oui, je Faime, et c'est ma hdnte; mais je ne Testime plus ; voilà mon malheur. Il m'est aflfreux de renoncer à Topinion que j'avais de lui. La perte entière de ma fortune m'eût été moins sensible.

Mélac père., attendri.

Aurelly , attends quelques jours avant de juger ton ami. Ta généreuse colère me pénètre de respect. Crois que, sans les plus fortes raisons.—

Aurelly.

En est-il contre mes instances ? Parle, malheureux. Coupable où non, si je puis te servir....

Voyez la douleur où vous nous plongez.

M É L A c père , pénétrée

Me$ chers amis , rhoaneur me défeod de parler» Je ne $ui$ pas encore ccftipable; je le devieiidraîs^ si je restais ici plus long-temps. La moindre indiscrétion.... Ce moment difficile ne peut-il être justifié par ma constante amitié pour vous? Croyez que, pour se plaire avec d^aussi honnêtes gens^ il faut Têtre soirpiêm^»

(Il sort.)

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