A M. D E M A II L D E
Paris, ce uo M-ptcmT re 1792.
« M. Beaumarchais , Monsieur, qui vous remettra ma lettre, se détermine à aller en Hollande pour mettre fin à l'affaire des fusils arrêtés à Tervère. Tomme vous êtes parfaitement instruit de tous les incidents qui ont jusqu'ici retardé l'envoi de ces armes a leur vraie destination , je vous prie de vous entendre avec M. Beaumarchais, POUR NOUS LES PROCURER LE PLUS PR0MPTEMENT POS- SIBLE. Je désire que cet envoi se fasse avec autant de sûreté que d'économie. Je compte beaucoup sur votre zèle et vos soins pour bien remplir ces deux objets; et je suis persuadé d'avance qlï M. Beaumarchais voudra bien
VOUS Y AIDER DANS L'oCCAsioN. »
Le Ministre des affaires étrangères , Lebrun.
P. S. Vous trouverez ci-joint, Monsieur, une copie collationnée du marché fait entre M. Lajard , ci-devant Ministre de la Guerre , et M. Beaumarchais.
La franchise de cette lettre me ramenait à croire que M. Lebrun pouvait bien n'avoir que servi d'instrument à la 'haine , ou bien à la cupidité des autres.
On ne pouvait pas faire des actes d'adoption et de propriété plus Jiets. Il n'y a pas un mot , disais - je ? qui nous présente un autre sens.
( Comme vous êtes instruit , dit-il , de ce qui a retardé V envoi de ces armes a leur vraie destination , je vous prie de vous entendre avec M. Beaumarchais , pour nous les procurer le plus promptement possible. ) Quel autre qu'un propriétaire emploierait ces expressions? (Je désire que cet envoi se fasse avec autant de sûreté que d'économie. ) S'il ne regardait pas les armes comme à eux , que lui importerait V économie ? Mais <?Vst que le traité les charge de tous Jes frais. ( Je compte beaucoup sur votre zèle et vos
SOinS, POUR BIEN REMPLIR CES DEUX OBJETS.) Après
des phrases si pressantes , c'est insulter M. Lebrun , que de douter de sa bonne foi ! ( et je suis persuadé d' 'avance que M. Beaumarchais voudra
BIEN VOUS Y AIDER DANS l/oCCASION. )
Voilà tout mon rôle changé ! Au lieu d'être aidé dans ma chose, c'est moi qu'on prie d'aider V ambassadeur dans la chose du gouvernement? Certes, dis je, je le ferai; soyez-en sûr , monsieur Lebrun-, j'y mettrai ma chaleur et mon patriotisme , comme si les armes étaient encore à moi.
Cela est très-clair maintenant : tant que M. Lebrun agissait en nom collectif, j'étais bien maltraité par lui. Quand il parle en son nom , il est équitable , obligeant. J'y veux mettre tous mes moyens pour déjouer la malveillance des autre?.
EPOQUE. 3o;
T^e ministre a certifié Pacte ; il ordonne qu'on l'exécute. Il me prie même d'y aider ; il promet tous les fonds de son département ; il va envoyer le cautionnementpromis. Pardon, pardon , M. Lebrun ! peut-être que M. Clavihe était enfermé avec vous le jour que vous avez refusé de me voir ! Tout cela est bien tortueux ! mais , hélas ! c'est la politique , et c'est ainsi que tout marche aujourd'hui. N'y pouvant rien changer , soumettons - nous , et vovons arriver M. Constantini , le mignon et l'élu de nos ministres patriotes !
Je lus trouver M. de Maulde , et lui dis : En attendant , Monsieur , que le cautionnement arrive , je m'en vais exiger , par acte notarié, du vendeur hollandais , qu'il me fasse une expropriation légale , et une livraison pareille, à Tervère même. Mais comme j'ai affaire à des gens eauteleux à Paris , je veux qu'il soit bien constaté que , pour la première fois que Je verrai ces armes ( encaissées , enmagasinées , deux mois avant qu'on me les proposât) , vous les voyiez en même temps que moi.
Vous recevrez ma livraison le môme jour que je prendrai celle du veudeurhollandnis , afin qu'on ne puisse jamais soupçonner que j'en aye changé, ou détourné une seule , pour le service des ennemis ; car c'est là le grand argument avec lequel ils rendent , à Paris , le peuple furieux contre
moi ! Je veux que l'armurier brabançon qui les a bien huilées , encaissées , enmagasinées, à rÇervere , il y a un an , vienne les y reconnaître devant vous, sur l'étal qu'il en lit alors , et que l'on m'a remis depuis , certifié par le vendeur , en 922 caisses , et 27 tonneaux ou barils.
M. de Maulde me répondit : — Vous pouvez, si vous le voulez , vous épargner tous ces embarras-là : un sieur Constantiiu , qui m'apporte une lettre du ministre Lebrun , le recommandant à mes soins , m'a prié de vous proposer de lui céder la cargaison entière à 7 florins , 8 sous la pièce ) payée en or , et sur-le-champ. Ce n'est qu'en florin de moins que le prix du gouvernement : Et vous le regagnerez bien par tous les soins que vous vous épargnez ! Cet homme paraît fort avant dans la confiance des ministres. Il en a obtenu Le privilège exclusif de fournir au gouvernement tout ce qu'on tire de j î/ollande.'Ei les difficulté qu'on peut vous faire en France , il paraît bien qu'on ne les lui fera pas , du moins si j'en crois ses paroles.
J'ouvris mon coeur à M. de Maulde ( un des hommes les- plus francs , les plus instruits, les plus honnêtes que j'aye rencontrés de ma vie ). Je lui confiai mes vifs regrets sur l'imprudence que 'j'avais en; de sortir! de la nullité dans laquelle je m'enfermais pour nef u're ombrage à personne,
en cédant à beaucoup d'ins'ianees pour rendre à mon pays un service aussi dangereux !
Je lui rendis tout ce qu'on yient de lire , et les dangers que j'ai courus à l'approche du 2 septembre , lorsque j'eus refusé les offres , et bien dédaigné les menaces de ce M. Constantini.
Voilà , dis-je , pourquoi l'on m'a dénié .tout concours , tout secours , et toute justice , a ce pouvoir executif. Ils ont voulu me mettre à la merci de leur Constantini , sans appui , et sans nuls moyens : mais M. Lebrun m'en tirera ; il me la bien promis , et nous aurons servi la France malgré eux ; c'est toute ma consolation î
Mais je vous supplie de me dire sous quelle forme Constantini vous a prié de me faire ses offres ? afin de bien juger des choses que je connais , par celles que vous aurez la bonté de m'upprendre.
— Oh ! mais , dit-il , la forme est peu de chose y quand le fond est bien avéré. Il m'a dit fort légèrement, après m'avoir beaucoup vanté son crédit auprès des ministres : Engagez donc ce Beaumarchais à nie céder sa cargaison à unjloiin de moins que Cachât du gouvernement? S' il marchande avec moi , il s7 en trouvera mal ! S'il y consent , il touchera son argent sur-le-champ , chez la veuve Lombaert d'Anvers ; chez qui f ai déposé mes fonds*
56o SIXIÈME
Et sur ce que je lui ai dit que si vous cédiez les fusils , je n'étais plus tenu d'en recevoir l'expropriation à Têrvère : — Je n'en ai pas besoin , dit il , et je prends tout, sur ma responsabilité. J'ai du crédit auprès de Lebrun. Je ne crains pas qu'il me refuse quelque chose. Il m'a même ajouté d'un air un peu protecîornl : Vous recevez chez vous ce Beaumarchais ! Mais je vous avertis que cela peut vous nuire auprès de notre gouvernement. Pensez -y un peu , je vous prie ? ( Vous le voyez , lecteur, si cet homme était fort avant dans la confiance des ministres ! )
— Et il faut, au surplus , qu'il soit assez sûr de son fait , a continué M. de Maulde ; car , ayant acheté un parti de quatre mille fusils , dont
M. Lebrun m'écrit qu'il a déjà livré six mille
• — M. de Saint-Padou , officier d'artillerie ( envoyé par M. Servan pour visiter les armes que ces grands fournisseurs enlèvent de ce pays) , ayant voulu visiter ces quatre mille , à leur départ , Constantini m'a d i t légèremen t : Je ne veux point île sa visite ; je n'ai besoin de lui ni de personne pour les faire accepter là-bas ; je me charge de tout. J'ai du crédit. J'ai dit à Saint- Padou qu'il pouvait s'en retourner.
— Quand j'ai rendu ces mots à M. Saint-Padou y me dit M. de Maulde , il m'a prié de solliciter son rappel près du ministre de la Guerre,
puisqu'il est inutile ici, ces Messieurs prétendant - se passer de contradicteurs ; ce que j'ai fait.
— Eh bien ! Monsieur, lui répondis-je : dites à M. Constantini que je rejette avec mépris ses offres , comme je les ai rejelées sous le poignard, à V Abbaye , et qu'il n'aura pas mes fusils. Il y a long -temps que cette affaire n'est plus commerciale pour moi ! Certes , mon pays les aura , mais il les tiendra de moi seul , au premier prix que je les ai vendus , et pas un florin au-delà. Nul brigandage ne se fera dessus.
Je tourmentais M. de Maulde pour se transporter à Tèrvère , et j'invoque son témoignage sur l'empressement que j'y mis. 11 me répondait : Attendons que le cautionnement soit arrivé , suivant votre propre principe , qu'il faut tout mener à la fois* J'en viens d'écrire à M. Lebrun , lui disant que nous l'attendons.
Depuis le 20 septembre jusques au 16 d'octobre , point de nouvelles du ministre ! Ma confiance s'ébranlait. J'écris moi-même, le 16, à M. Lebrun. Ma lettre rappelle ses promesses et tout ce que vous avez h\. Après lui avoir annoncé les embûches qu'on me tendait , j'y mis ce petit P. S.
« A la première nouvelle de nos succès ( de ceux de Ditmonriez ) notre cent vingt-cinq millions a monté de quinze pour cent. Le change est à trente-six et demi. Il
faut être en pays étranger pour se faire une vraie idée do, plaisir excessif qu'une bonne nouvelle de Fronce nous cause. La joie y va jusqu'à l'exaltation. Elle se compose de notre plaisir , et du chagrin qu'il cause aux autres. »
J'attends jusqu'au 6 de novembre. N'ayant point encore de nouvelles, j'adresse à M. Lebrun une seconde lettre , plus forte et plus circonstanciée, mais toujours sur le même objet. Je vais l'insérer dans le texte , uniquement pour contraster avec toutes celles qui vont suivre.
La Haye , ce 6 novembre 1795.
Citoyen Ministre ,
« Si ma lettre du 16 octobre vous a été remise par mon premier commis , vous y avez vu qu'aussitôt mon arrivée ici , je me suis mis en devoir d'acquitter toutes mes paroles sur l'épineuse affaire des soixante mille fusils. Aujourd'hui , j'ai l'honneur de vous annoncer , Monsieur , que j'ai forcé mon vendeur, tres-autrichien , quoique hollandais , ou bien parce qu'il est hollandais?, à me livrer légalement cette semaine, au plus tard la prochaine , la cargaison entière des armes , payées dejniis si long- temps , et je le rends garant des obstacles que la politique hollandaise a mis à leur enlèvement , voulant ne reconnaître ( à mon titre de négociant) que l'homme qui m'a vendu , et non leurs hautes puissances à qui , lui dis— je , je n'ai rien à demander, mais bien lui-même, qui est tenu de me livrer pour exporter , non autrement. Il me répond avec un embarras plaisant, que ma logupie est aussi juste que pressante; et qu'en me livrant effective-
ment , comme il s'y propare., il va. faire les plus grands efforts pour m'aider à obtenir promptement l'extradition à laquelle l'état actuel de nos affaires politiques ne nuira pas , dit-il ; et moi je réponds : Je l'espère.
>» Soyez certain , Monsieur, que je ne compromettrai point M. de Maulde , qui n'a déjà que trop de désagréments à la Haye ( ce dont je me propose de vous parler dans un instant ): Mon intention est de n'employer que ma force de négociant , de citoven d'un pays libre. Le ministre n'y paraîtra quepour appuyer mes demandes comme en étant chargé par le gouvernement de-France. Mais j'ai l'honneur de vous prévenir , Monsieur , que je reste à mon tour sans réponse , quand mon vendeur me dit que je n'ai nulle action civile contre lui , jusqu'à ce que j'aye rempli la condition rigoureuse du cautionnement de cinquante mille florins d 'Allemagne , auquel il m'a soumis , l'étant lui-même envers l'empereur. Et M. de Maulds sent si bien la force de cet argument , qu'il n'appuierait aucuns de mes efforts , si ce préalable important n'était pas. rempli de ma part , à cause de la réponse et nette et rigoureuse que leurs hautes puissances feraient au nom de mon vendeur , comme ce vendeur me l'a faite.
)i Je suppose , Monsieur , que vous l'avez expédié à Mi de Maulde ou à moi , ce cautionnement tant différé , mais sans lequel il est inutile de rien entamer d'énergique; car , pour que je puisse mettre un autre en son tort, je ne dois pas commencer pnr y être moi-même. Nous sommes d'accord du principe , M. de Maulde et moi ; et vous , sans doute anssi , Monsieur ? Nous attendons cette pièce importante , que vous m'avez assuré , à mon départ de s France , ne plus souffrir aucun retard , sans quoi je n'aurais pas cru devoir partir.
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» Je reviens à M. de Maulde , en vous priant de m'excuser, si je sors un moment des bornes individuelles de mon affaire de commerce , pour vous parler de politique ! Mais, Monsieur, je suis citoyen avant tout, et rien de ce qui intéresse la France ne saurait ra'ètre indiffèrent. Je ne désire pourtant pas que M. de Maidde ait jamais connaissance des réflexions que je vous offre : je craindrais qu'il n'imaginât que je suis ici son .espion , ou que j'y fais de la politique à ses dépens , sans nulle mission de personne.
m Si jamais quelque chose eût pu me dégoûter de ce métier de politique , c'est le supplice réel auquel le ministre de France est condamné dans ce pays , l'éternelle cruciation qu'il y souffre , mais fièrement et sans se plaindre! De tous les genres de dégoûts, on l'en abreuve à la journée ! Il lui faut vertu plus qu'humaine , un patriotisme robuste, pour ne pas prendre à chaque instant des bottes de sept lieues et s'enfuir ! Je vois qu'il se console de cette affligeante existence , en travaillant comme un forçat , fesant sa besogne lui-même ; et elle n'est pas petite la besogne , obligé de la faire , sans un caractère avoué , avec le train le plus chétif qu'envoyé d'aucune pi issance ait jamais eu dans ce pays , où tout le nord vient aboutir, et qui est , selon moi , le centre de la diplomatie intéressante de l'Europe , pays oii toutes les intrigues des diverses coalitions viennent se nouer et se dénouer. Les autres ambassadeurs brillent , corrompent, dépensent, r! se montrent : lui seul réduit au plus chétif élat , qu'il annoblit pourtant par un maintien républicain , deviendrait la^riséc de tous , si , avec beaucoup de talent , sa fierté ne le soutenait. D'honneu- ! il nie fait compassion , et j'ai peine à nie persuader que nos affaires n'en souffrent pas !
* Avant-hier, trois ou quatre riches négociants d'Amsterdam me disaient qu'il allait avoir d'autres couleuvres à dévorer , s'il était vrai, comme on l'écrivait de Berlin,
que ( ici je racontais le fait , étranger à l'affaire
des fusils ).
» Ne sachant comment entamer un point si délicat avec M. de Maulde , je me suis proposé de vous en écrire avant tout. Cela peut attirer des maux incalculables. Cet avis finit la mission que je me suis donnée moi-même. Vous êtes sage et mesuré . Monsieur ; vous ne me compromettrez point avec notre ex-ambassadeur
» Je reviens à moi maintenant. Mes lettres de Paris m'apprennent qu'enfin l'indigne opposition que des brigandaux avaient mise sur toutes les sommes que j'aurais à toucher au département de la Guerre , venait d'être déclarée par les tribunaux de Paris , et sans motif et vexatoire , les fripons condamnes en tous dommages en ma faveur. C'est, cette sale intrigue ; c'est cette indigne opposition dirigée par d'autres brigands, qui seule m'empêcha de toucher en juillet les deux cent mille florins que j'ai reconnu , dans mon acte , m'avoir été payés par le ministre , et dont Ja retenue a fait un si grand mal à mon affaire des armes et à toutes mes autres affaires. J'ai ordonné chez moi qu'on vous signifiât , Monsieur , cette main-levée, en votre qualité de ministre par intérim du département de la Guerre , car je ne puis rester dans la détresse où l'on m'a mis , et qui m'a forcé en partant de faire porter chez mon banquier , pour avoir de quoi vivre ici , le peu d'argent que je conservais, en cas d'un malheur très-pressant.
)> La belle équipée qu'on a faite de m' envoyer à Paris , en prison } au secret , pour éclaircir l'affaire des fusils , et
celle de la publier ensuite dans des journaux bien scandaleux , ont fait retirer de Hollande les lettres de crédit que mes banquiers m'avaient données , me regardant comme un homme égorgé , ou tout au moins forcé de fuir. Mon crédit s'y trouve altéré , et j'avoue que , sur les détails de ce que j'ai souffert en France , beaucoup de gens dans ce pays me prennent pour un émigré , ce qui n'y rétablit point mon crédit. Tout ce que je dis n'y fait rien. Jamais acte patriotique n'a causé tant de mal à aucun citoyen français !
» Quand les détails en seront publiés , on ne comprendra pas plus que les comités qui mont donné tant d'attestations honorables ne Vont fait , comment j'ai pu subir cette persécution constante.
» L'opposition étant levée, je vous supplie, Monsieur , de me mettre en état d'achever honorablement l'ouvrage que j'ai commencé. Quand vous ne m'enverriez d'abord que cinquante mille florins par M. de Maulde , comme vous me Vavaz dit en partant , je me tiendrais fier en Hollande : n'y ayant plus besoin des secours de personne ', on y verra si je suis citoyen.
« Si vous jugez à propos , Monsieur , de remettre votre réponse à mon premier commis qui vous rend cette lettre , elle me parviendra plus sûrement que par toute autre voie connue.
» Agréez le respect d'un citoyen qui vous honore , et qui ne prodigue point ses éloges. »
Signé Beaumauciiais.
« P. S. J'ai eu l'honneur de vous mander dans ma dernière , que beaucoup d'indiscrets Français venaient mi mettre le l'eu dans les affaires qni regardent la France,
voulant lout haut des fusils à tout prix. Ce qui , en nous discréditant , fait monter jusqu'à des prix fous tout ce qu'on demande pour la France. Qui croirait que de pareils gens sont accrédités par l'Etat ! et qu'une de ces compagnies errantes, sur la caution de dispose de cinq cent
mille livres , pour soixante mille fusils aussi , dont vous n'obtiendrez pas un seul , ce oui est bien sûr aujourd'hui que je sais que ce sont les miens j et quant à vos cinq cent mille francs, vous les retrouverez où et quand il plaira au Dieu qu'on no.nine Hasard , etc. , etc. »
Le 9 novembre , 'ne voyant rien venir , je lui envoie ce peu de mots pour ne point trop l'impatienter.