RO^BIN
Toujours , toujours, il efijt toujours le même Jamais Robin ,
Ne connut le chagrin 5
Le temps sombre ou serein y
Les jours gras, le Carême,
Le matin ou le soir 5
Dites blanc, dites noir, Toujours, toujours, il est toujours le même.
Il a pour lui cet air mâle qu'on aime , L'œil en arrêt.
Ferme sur le jarret ,
Plus souple qu'un fleuret,
Des reins à la dalême ,
Frisé , haut en couleur ;;
Et pour la belle humeur , Toujours , toujours j il çst l;ou jours le même.
i84 CHANSONS.
Sur mon tambour brodant mieux que moi-même. Veux- je un fleuron ?
Jamais il n'a dit no|i ;
En plus d'une façon
Il sait faire son thème 5 ^
S'il badine au feston ,
Qun^d il travaille au fond , Toujours , toujours, il est toujours le même,
Il, n'est ici fille 01» femme qui n'aime Mon beau garçon ; Beau j c'est-à-dire bon.
La dame du canton y Connaisseuse n'en clième 5 ^ç>n cœur n'est point jaloux , ^Car en rentrant chez nous , Toujours j toujours, il est toujours le même.
Pour en juger , il faudrait être à m^mej On n'a rien vu ,
Quand on ne l'a pas eu ;
Les filles de Jésu
Du couvent d'Angoulême ,
Ont plus d'un an vécu
Avec mon superflu 5 Toujours , toujours, il est toujours le même»
Pour l'éprouver j'ai plus d'un «tratagême ; Je vois souvent
Qu^il vient le néz au vent 5
J'affecte , en lui parlant j
Une froideur extrême ,
Je change de propos ,
Je lui tourne le dos 5 Toujours 5 toujours^ il est toujours le même.
RoBiK, dansons ce branle q»e tant j'aime 5 Sans le presser ^
Robin vient le passer 5
Robin, j'en veux danser
Un second, un troisième 5
Je veux recommencer ,
Je ne veux plus cesser 5 Toujours, toujours, il esr toujours le même.
Comment toujours! dit un grand monsieur blême. On le croira ,
Mais quand on le verra 5
Nos sœurs de l'opéra
Résoudront ce problême:
Messieurs, je n'en sais rien :
Ce que je sais fort bien], Toujows j toujojarsj il oêi toujours le même'.
i86/ CflANSOMS;
Hier au soir j Tiens-,, dit-il, que je»t?aime»! Robin , hélas-!
Cela ne s« peut pas^!
A moi des embarras?-
Parbleu ! le beau System© l
Porte ton coraplimenfe
Au nouveau parlement 5 Tou^ofurs., toujours.,, il est touiours-le même.
lOw.
Enfht, Hîîjlour, voyons, dis-je eamoi-mème^ , Par mon labeur,
Si j'en serai vainqueur j
J'en arraehai le beur ,
Le lait , après la crêm® j
Je lui tordis le bec ,
Je le croyais à sec :
Toujours, toujours, il est toujours le méma.
Robin sur moi règne ^ a le rang suprém» ^ C'est par mon choix
Qu'il m'a donné des lois 5
C'est la leçon des rois 5
Leur sceptre ou diadème ,
Souvent brise en leur main 5
Mais celui de Robin , Toujours, toujours, il est toujours le piêrae.
CfïANSÔÎ^S.