‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, abbé séculier de Brantome et d'André, vicomte de BourdeilleChapitre 35 sur 161 · TS · texte numérisé non relu

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si est-ce qu'elle en avoit beaucoup en sa majesté, monstrant bien en sa grandeur et en son visage royal, et en sa parade, qu'elle estoit bien fille de roy et de France.

J'ay ouy dire, et le tiens de bon lien, que, lors que le prince de Condé fnt mis en prison à Orléans, du temps du petit roy François, elle arriva de Ferrare deux jours après , et la vis arriver. Le roy et toute la cour estans allés au devant, et reçue avec un très-grand honneur, comme il luy appartenoit ; elle fut fort triste de ceste prison, et dit et remonstra à feu M. de Guyse, son gendre, que quiconque avoit conseillé au roy ce coup avoit failly grandement, et que ce n estoit peu de chose de traieter un prince du sang de ceste façon.

Ce n'estuit pas M. de Guyse pourtant qui avoit donné ce conseil, et s'en excusa fort; car il ne tira jamais raison de ses ennemys que par sea armes , encor qu'ils ne le fassent , mais bons paeens. Je sçay bien qui donna ce conaeiL Or c'est assez parlé de ceste noble princesse.

MARGUERITE, REYNE DE NAVARRE

Il faut parler un peu de Marguerite , reyne de Navarre. Certainement elle ne fut point née fille d'un roy de France, et par conséquent point fille de France, ny n'en portoit aussy le nom, sinon de Gallois ou d'Orléans; car, comme dit M. du Tillet en ses mémoires, le surnom de France n'appartient qu'aux filles de France; et si elles sont nées avant que leurs pères soient roys, elles ne prennent ce surnom qu'après leur avènement à la couronne. Mais pourtant ceste Marguerite, comme disoient de grandes personnes d'alors, elle estoit censée comme fille de France, mesmes qu'elle ne leur faisoit tort de se mettre en leur rang, pour ses grandes vertus. Voylà pourquoy nous la mettrons parmy elles.

Ce fut donc une princesse de très-grand esprit et fort habille , tant de son naturel que de son acquisitif , car elle s'adonna fort aux lettres en son jeune aage ; et les continua tant qu'elle vescut, aymant et conversant du temps de sa grandeur, ordinairement à la cour, avec les gens les plus sçavacs du royaume de son

frère. Aussy tous rtionnoroient tellement, qu'ils l'appeloient leur Mœcenas; et la plupart de leurs livres, qui se composoient alors, s'addressoient au roy son frère , qui estoit bien sçavant , ou à elle.

Elle-mesme composa fort, et fit un livre qu'elle intitula La Marguerite des Marguerites, qui est très-beau , et le trouve-on encor imprimé ». Elle composoit souvent des comédies et des moralités, qu'on appelloit en ce temps là des pastorales, qu'elle faisoit jouer et représenter par les filles de sa cour.

Elle aytnoit fort à composer des chansons spirituelles, car elle avoit le cœur fort adonné à Dieu : aussy portoit-elle pour sa devise la fleur du soucy, qui est la fleur ayant plus d'affinité avec le soleil qu'aucune qui soit, tant en similitude de ses rayons et feuilles de ladicte fleur, qu'à raison de la compaignie qu'elle luy faict ordinairement, se tournant de toutes parts là où il va, despuis orient jusqu'en occident, et s'ouvrant aussy ou clouant, selon sa hauteur ou basseur. Aussy elle s'accommoda de ceste devise, avec ces mots ; Non inferiora secutus 2, en signe qu'elle dirigeoit et tendoit toutes ses actions, pensées, volontés et affections, à ce grand soleil d'en haut qui estoit Dieu; et, pour ce, la soupçonnoit-on de la religion de Luther. Mais, pour le respect et l'amour qu'elle portoit au roy son frère, qui l'aymoit uniquement et Pappelloit tousjours sa mignonne , elle n'en fit jamais aucune profession ny semblant; et, si elle la croyoit , elle la tenoit dans son amc fort secrette, d'autant que le roy la hayssoit fort, disant qu'elle, et toute autre nouvelle secte, tendoient plus à la destruction des royaumes , des monarchies et dominations nouvelles, qu'à l'édification desames.

Le grand sultan Solyman en disoit de mesmes : laquelle, combien qu'elle renversast force poincts de la religion chrestienne et du pape, il ne la pouvoit aymer; «d'autant, ce disoit-il, que les 0 religieux d icelle n'estoient que brouillons sedio tieux , et ne se lenoient jamais en repos qu'ils

1 Ce litre, intitulé les Marguerites de la Marguerite des princesses , rst un recueil de* poésies de celte princesse, fait par Simon Sylvios, surnommé de La Haye, son valet de chambre, et imprimé à Lyon, chei Jean de Tournes, en 1517, in-8°.

» Il ne s'aircie point aux choses d'ici-bas.

VIES DES DAMES ILLUSTRES

«ne remuassent tousjours.»Voylà pourquoy le roy François, sage prince s'il en fut oocques, en prévoyant les misères qui en sont venues en plusieurs parts de la chrestienté, les hayssoit, et fut un peu rigoureux à faire brusler tout vifs les hérétiques de son temps. Si ne laissa-il pourtant à favoriser les princes protestans d'Allemagne contre l'empereur. Ainsy ces grands roys se gouvernent comme il leur plaist.

J'ay ouy conter à personne de foy: que M. le connestable de Montmorency, en sa plus grande faveur , discourant de ce faicl un jour avec le roy, ne fit difficulté ny scrupule de luy dire que , s'il vouloit bien exterminer les hérétiques de son royaume, qu'il falloit commancer à sa cour et à ses plus proches, luy nommant la reyne sa sœur; à quoy le roy respondit : a Ne «parlons point de celle-là, elle m'ayme trop. « Elle ne croira jamais que ce que je croiray, et «ne prendra jamais de religion qui prejudicie « à mon estât. » Donc oncques puis elle n'ayraa jamais M. le connestable , l'ayant sceu , et luy ayda bien à sa desfaveur et son bannissement de la cour : si bien que, le jour que madame la princesse de Navarre sa fille fut maryée avecques le duc deCleves à Chastelleraud, ainsy qu'il la fallut mener à l'église, d'autant qu'elle estoit si chargée de pierreries et de robe d "or et d'argent, et pour ce par la foiblesse de son corps n'eust sceu marcher, le roy commanda à M. le connestable de prendre sa petite niepee au col, et la porterà l'église' : dont toute la cour s'en estonna fort, pour estre une charge peu convenable et honnorable en telle cérémonie pour un connestable, et qu'elle se pouvoit bien donner à un autre ; de quoy la reyne de Navarre n'en fut nullement desplaisante, et dit : « Voylà celuy qui me vouloit ruiner autour du «roy mon frère, qui maintenant sert à porter « ma Mlle à l'église. »

Je tiens ce conte de ceste personne que j'ay dict , et que M. le connestable fut fort desplaisaut de ceste charge, et en eut un grand despit, pour servir d'un tel spectacle à tous, et commança à dire: «C'est faicl désormais de ma «faveur, adieu luy dis.» Comme il arriva; car

1 L'infont de Foit porta de même au col madame Claude de France en 1.506, Ionique celle princesse fut fiancée au duc d'Angoulcme , depuis roi sous le nom de François 1er

après le festin et disner des nopees , il eut son congé , et partit aussy tost. Je le tiens de mon frère aussy, qui estoit lors page à la cour, qui vit le mystère et s'en souvenoit très-bien , car il avoit la mémoire très-heureuse. Possible aurayje esté importun d'avoir faict ceste disgression ; mais pour m'estre venue en la souvenance, passe.

Pour parler encor du sçavoir de ceste reyne, il estoit tel, que les ambassadeurs qui parloient à elle en estoient grandement ravis, et en faisoient de grands rapports à ceux de leur nation à leur retour; dont sur ce elle en soulageoit le roy son frère ; car ils l alloient trouver tousjours après avoir faict leur principale ambassade, et, bien souvent, lorsqu'il avoit de grandes affaires, les remeltoit à elle. En attendant sa diffinition et totalle resolution , elle les sçavoit fort bien entretenir et contenter de beaux discours, comme elle y estoit fort opulante, et fort habille à tirer les vers du nez d'eux; dont le roy disoit souvent qu'elle luy assistoit très-bien, et le deschargeoit de beaucoup. Aussy faisoientelles à l'en vy les deux sœurs, comme j'ay ouy dire, à qui servirait mieux leurs frères; l'une, la reyne d'Hongrie , l'empereur; et l'autre, le roy François : mais, l'une par les effets de la guerre, et l'autre s'efforce par l'industrie de son gentil esprit , et par douceur.

Lorsque le roy fut si fort malade en Espaigne estant prisonnier, elle l'alla visiter comme bonne sœur et amie, sous le bon plaisir et saufconduict de l'empereur : laquelle trouva son frère en si piteux estât, que, si elle n'y fust venue, il estoit mort, d'autant qu'elle recognoissoit son naturel et sa complexion mieux que tous ses médecins; et le traicta et fit traicter selon qu'elle le cognoissoit, si bien qu'elle le rendit guery. Aussy le roy le disoit souvent , que sans elle il estoit mort, dont il lui avoit cesie obligation qu'il recognoislroit à jamais, et l'en aymeroit, comme il a fait, jusqu'à sa mort. Aussy elle lui rendoitla pareille, et de telle amour, que j'ay ouy dire qu'ayant sceu son extresme maladie, elle dit ces mesmes parolles : «Quiconque viendra à ma porte m'annoncer la «guerison du roy mon frère, tel courrier, fust- « il las, harrassé, fangeux et mal propre, je l'yray « baiser et accoller, comme le plus propre prince a et gentilhomme de France; et quand il auroit

MARGUERITE, RE

chute de lict , et n'en pourroit trouver pour se a délasser, je lui donnerais le mien , et couche- «rois plustost sur la dure, pour telles bonnes «nouvelles qu'il m'apporterait. » Mais , en ayant sceu la mort, elle en fit des lamentations si grandes, des regrets si cuysants, qu'oncques puis ne s'en peut remettre, et ne fit plus jamais son profict. A ce que j'ay ouy dire aux miens, à ces te fois qu'elle fut en Espaigne, elle parla à l'empereur si bravement, et si honnestement aussy, sur le mauvais traictement qu'il faisoit au roy son frère, qu'il en fut tout estonné, luy remonstrant son ingratitude et félonie dont il usoit, luy vassal, envers son seigneur, à cause de Flandres; puis luy reprocha la dureté de son cœur, pour estre si peu piteux à l'endroict d'un si grand roy et si bon ; et qu'usant de reste façon , ce n'estoit pour gaigner un cœur si noble et royal que celuy du roy son frère, et si souverain; et quand bien il mourrait pour son rigoureux traictement, la mort n'en demeurait impunie, ayant des enfans qui , quelque jour, deviendraient grands , qui en feraient la vengeance signalée.

Ces parolles prononcées si bravement et de si grosse colère, donnèrent à songer à l'empereur , si bien qu'il s'amodera et visita le roy, et luy promit force belles choses , qu'il ne tint pas pour ce coup pourtant.

Or , si ceste re y ne parla bien à l'empereur , elle en dit encor pis à ceux de son conseil où elle eut audience; là où elle triumpha de bien dire et bien haranguer, et avecques une bonne grâce dont elle n'estoit point despourveue. Et fit si bien par son beau dire, qu'elle s'en rendit plus agréable qu'odieuse ny fascheuse ; d'autant qu'avec cela elle estoit belle, jeune, vefvc de M. d'Allançon, et en la fleur de son aage. Tout cela est fort propre à esmouvoir et plier des personnes dures et cruelles. Eufin elle fit tant que ses raisons furent trouvées bonnes et pertinentes, et demeura en grand estime de l'empereur, de son conseil et de sa cour. Si est-ce qu'il luy voulut donner une venue , d'autant que ne songeant à l'expiration de son sauf-conduict et passeport, elle ne prenoit garde que son terme s'en approchoit. Elle en sentit quelque vent que l'empereur, aussy tost le terme escheu, la vouloitarrester; mais elle, toute courageuse, ponte à cheval, fait des traictes en huict jours

qu'il en falloit bien pour quinze, et s'esvertua si bien qu'elle arriva sur la frontière de France le soir bien tard du jour que le terme de son passeport expiroit; et par ainsy fut bien trompée SaCœsarée Majestée, qui l'eust retenue sans double si elle eust voulu enjamber sur un autre jour hors de son sauf-conduict. Elle luy sceut aussy bien mander et bien escrire après, et luy en faire la guerre lorsqu'il passa par France. Je tiens ce conte de madame la seneschalle, ma grand'merc, qui estoit pour lors avec elle sa dame d'honneur.

Durant la prison du roy son frère , elle assista fort à madame la régente sa mere à régir le royaume, à contenter les princes, les grands, et gaigner la noblesse ; car elle estoit fort accostable, et qui gaignoit bien le cœur des personnes pour les belles parties qu'elle avoit en elle.

Bref, c'estoit une princesse digne d'un grand empire. Oultre tout cela, elle estoit très-bonne , douce, gracieuse, charitable, grande aumosniere et ne desdaignant personne. Aussy, lorsqu'elle fut morte , elle fut plaincte et regrettée de tout le monde.

Les plus savans à l'envy firent d'elle une infinité d'epitaphes, qui grec, qui latin, qui françois, qui italien, si bien qu'il y en a un livre encor en lumière , tout complet et qui est trèsbeau.

Ceste rcyne souloit souvent dire aux uns et aux autres qui discouraient de la mort et de la béatitude étemelle par après : «Tout cela est « vray, mais nous demeurons si longtemps morts «soubs terre avant que venir là !» De sorte que j'ay ouy dire à ma mere qui estoit l'une de ses dames, et ma grand'mere sa dame d'honneur, que , lorsqu'on luy annoncea en son extrémité de maladie qu'il falloit mourir, elle trouva ce mot fort amer et répéta aussy tosi ce que je viens de dire, et qu'elle n'estoit point encor tant surannée qu'elle ne peust encor bien vivre quelques années; car elle n'avoit que cinquante deux ou cinquante trois ans. Elle nasquit soubs le 10e degré d'Aquarius , que Salurne se séparait de Venus par quaterne aspect, le 10 d'avril 1492, à dix heures du soir, au chasteau d'Angoulesme, et fut conceue l'an 1491 , à dix heures avant midy et 17 minutes, le 11 de juillet. Les bons astrosiles pourraient là dessus en faire quelquecomposition. Elle mourut en Bearn,

an chasteau d'Audaus 1 , au mois de décembre 1519. On pourra là dessus computer son aage. Elle estoit plus vieille que le roy son frère, qui nasquit a Cognac, le 12 de septembre, à neuf heures du soir, l'an 1494, soubs le 21e degré de Gemini , et a voit esié conceu Tau 1493, le 10 de décembre, dix heures du matin, fut roy le 11 de janvier 1514, et mourut en 1547.

Ceste rcyne prit sa maladie en regardant une comète qui paroissoit lors sur la mort du pape Paul III , et elle-mesnies le cuidoit ainsy ; mais possible pour elle paroissoit ; et soudain la bouche luy vint un peu de travers : ce que voyant son médecin, M. d'Escuranis, l'osta de là, la fit coucher et la traicla; car c'estoit un calerre, et puis mourut dans huict jours, après s'eslre résolue à la mort. Elle mourut bonne chrestienne et catholique, contre l'opinion de plusieurs; mais, quant à moy, je puis affirmer, raoy estant petit garçon en sa cour avecques ma grand'mere et mere, n'en avoir veu faire aucuns actes contraires; si bien que s'estant retirée en un monastère de femmes en Angoulmois, après la mort du roy son frère, qu'on appelle Tusson, où elle y fit sa quarantaine et séjour tout un esté, et y bastit un beau logis, souvent on l'a veue faire l'office de l'abbcsseet chanter avecques les religieuses en leurs messes et leurs vespres.

J'ay ouy conter d'elle: qu'une de ses filles de chambre qu'elle aymoit fort, estant près de la mort, la voulut voir mourir; et tant qu'elle fut aux abois et au rommeau de la mort, elle ne bougea d'auprès d'elle, la regardant si fixement au visage que jamais elle n'en osla le regard jusques après sa mort. Aucunes de ses dames plus privées luy demandèrent à quoy elle amusoit tant sa veue sur ceste créature irespassanle. Elle rcspondlt qu*ayant ouy tant discourir à tant de sçavans docteurs que l'ame et l'esprit m»i i oient du corps aussy tost ainsy qu'il trespassoit, elle vouloil voir s'il en sentiroit quelque vent ou bruict, ou le moindre resonnement du monde, au desloger cl sortir, niais qu'elle n'y avoit rien apperceu. El disoit une raison qu'elle tenoit des mesmes docteurs: que leur ayant demandé pourquoy le cigne chantoit ainsy avant sa mort, ils luy avoient

1 Eu Bigorrc au cuâtrau U'Audos.

ES ILLUSTRES

respondu : que c'estoit pour l'amour des esprits qui travaillentà sortir par son long col : pareillement, ce disoit-elle, vouloil voir sortir ou sentir resonner et ouyr ceste ame ou celuy esprit , ce qu'il feroit à son desloger, mais rien moins. Et adjouta que si elle n'estoit bien ferme en la foy, qu'elle ne sçauroit que penser de ce deslogement et département du corps et de l'ame ; mais qu'elle vouloit croire en ce que son Dieu et son Eglise commandoient , sans entrer plus avant en autre curiosité : comme de vray c'estoit une des dames aussy devotieuses que l'on east sceu voir, et qui avoit Dieu aussy souvent en la bouche et le craignoit autant.

Elle fit en ses gayetés un livre qui s'intitule : Les Nouvelles de la reyne de Navarre », oû l'on y voit un style si doux et si Muant , et plain de si beaux discours et belles sentences que j'ay ouy dire que , la reyne mere et madame de Savoye estant jeunes , se voulurent mesler d'en escrire des nouvelles à part, à l'imitation de ladicte reyne de Navarre, sachant bien qu'elle en faisoit; mais, quand elles eurent veu les siennes, elles eurent si grand despit des leurs qui n'approchoieut nullement des autres, qu'elles les jelterent dans le feu et ne les voulurent mettre en lumière : grand dommage pourtant, car, estant si spirituelles, il n'y pouvoit avoir rien que très-bon et très-plaisant, venant de telles grandes qui sçavoient de bons contes.

Elle composa toutes ces Nouvelle», la pluspart dans sa litière en allant par pays; car elle avoit de plus grandes occupations estant retirée. Je l'ay ouy ainsy conter à ma grand'mere, qui alloit tousjours avecques elle dans sa litière comme sa dame d'honneur, et luy tenoit l'escriloire dont elle escrivoit, et lesmettoitpar

1 Son vrai titra ett V Heptameron , ou Y Histoire des amans fortunés des Nouvelles de très -illustre et

très - excellente princesse Marguerite de Fa/ois, reyne de Navarre; et il Tut imprimé à Paris, cbei Gilles Robinot , en 1559, 1560, 1561 , in-f* et in-16. La ixon ou naine ei i»u veraier en parient tous aeux comme d'une édition remise eu ordre et retournée en divers endroits pour le langage, par Claude Gruget, Parisien. Ou a rncore changé le langage de Gruget, i Amsterdam, cbez Galet, en 1698, en 2 vol. in-R°, et par conséquent l'on a achevé de gâter le livre, et de nous f aire perdre absolument le langage de cette princesse; 1 moins qu'il n'y en ait une édition antérieure à la révision de Gruget , comme semblent le supposer La et Ihi Verdier.

MADAME MARGUERITE DE FRANCE

rscrlt aussy (ost et habillement, ou plus que si on luy eust dicté. C'estoit aussy la personne du monde qui faisoit mieux les devises en françois el latin et autres langues, qui fut point, comme il y en a une infinité en nostre maison, en des lits et tapisseries, qu'elle a composées. J'en ay assez parlé pour à st'heure; ailleurs j'en parleray encor.

MESDAMES CUARU>TTB, LOUISE ET MAGDELAIINE

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