‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de France (volume 2)Chapitre 101 sur 270 · Silvie Pic de la Mirande · texte numérisé non relu

Silvie Pic de la Mirande

nous* en eonférasmes ensemble, esgarez dans des bois à un randez-vous, affin qu’on ne nous soupconnast.

Si M. de Guyze eust adverty M. ledict conte seulement de ses dessains quinze jours advant , Angoulesme, Sainct -Jehan, Xainctes et Cougnac estoient à sa dévoction; car ce seigneur estoit l’un de la Guienne qui le pouvoit mieux faire, et qui avoit autant de créances dans ces villes et parmy la noblesse et le peuple du pays. M. du Mayne se peut ressouvenir de ce que luy en dis, quand il vint en Guienne avec son armée.

Cependant le roy de Navarre ne chauma pratiquer et gaigner ce seigneur; et pour ce luy donna cest estât de couronncl , qu’il exerça fort dignement jusqu’à ce que le roy de Navarre parvint à la couronne; lequel à son évènement1 2, ne voulant rien innover, ains confirmer tous les estatz, M. d’Espernon continua le sien. Du despuis ce pauvre conte estant appellé pour aller lever le siège de Sainct-Yriers, vraye bicoque en Lymosin , que M. de Pompadour, brave et vaillant seigneur, avoit mis devant pour la Ligue, et dedans estoit M. de Chambret’, brave et vaillant gentilhomme, et très-advisé, ce seigneur conte y alla soudain ; car il estoit très-vouluntaire à monter à cheval pour ses amis. Où estant, fut donnée une petite battaille ou rencontre, là où ceux du party du roy eurent du pire et furent très-bien battuz. Ceux

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