‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de France (volume 2)Chapitre 200 sur 270 · Sumité, sommité · texte numérisé non relu

Sumité, sommité

SUR LES DUELS

estoit le seul glorieux au monde qui faisoit de son honneur tant grand’ estime et conte et tant avoit présumption de soy, que pour estre veu, ne vouloit combattre, sinon en plein jour, croyant le rendre estonné par sa braveté. Telle estoit donc l’humeur du comte Rolland, ainsi qu’il le monstra encor à l’endroit d’Agrican, lesquels s’estans entrebattus tout le long d’un jour, la nuict survint; dont Rolland pria Agrican de cesser le combat, et le remettre au lendemain, disant que la nuict estoit ennemie des chevaliers généreux; à quoy Agrican condescendit, et passèrent la nuict, moytié en devisant, moytié en dormant, et le lendemain le jour venu, recommencèrent le combat *.

Je croy que feu M. de Bussy voulut en cela un jour imiter Rolland, comme il’ imitoit en sa vaillance. M. de Bussy donc, estant un soir au bal au Louvre*,

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