Saint-Jacques de Compostclle
4. Déclaration du roy de Navarre contre les calomnies publiées
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DISCOURS
luy et le prince de Condé son cousin, se battre contre M. de Guyse et M. du Mayne frères. Le roy ne le voulut, mais ne faut doubter que les uns ny les autres n’eussent nullement relTusé le combat, auquel, s’ils fussent venus, se fussent bien battus, car ils estoient quatre braves princes et vaillans combattans.
Il fut un bruiet sourd à la cour, du règne du roy François II, que le roy de Navarre1 mal content dequoy il ne tenoit le rang près la personne du roy, comme il luy appartenoit, vouloit en faire de mesme et présenter le combat à M. de Guyse *, et prenoit pour son second M. le prince de Condé, qui dès la journée d’Amboise en vouloit à M. de Guyse ; nos histoires en disent le subject. M. de Guyse estoit tout prest de l’accepter, je sçay bien ce que j’en ouys dire à un grand, et avoit pris pour son second M. le grand prieur de France, son jeune frère*, très-brave et vaillant prince, dont j’en parle ailleurs; le choix n’en estoit point mauvais parmy ses autres frères. Il faut présumer que ces quatre vaillans champions, entrans dans le camp, eussent rendu un combat trèsfurieux. Les choses n’allèrent point plus advant pour les raisons que je dirois bien.
Sur quoy je feray encore ceste petite digression : que lors dudict règne du roy François II, vinrent à la cour, à Saint-Germain, la plus grand’ part de ses
contre luy, i 585, in-8°; réimprimée dans le tome I des Mémoire de la Ligue, p. i 92 et suiv.