‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de France (volume 2)Chapitre 238 sur 270 · laionor d’Orléans, duc de Longueville · texte numérisé non relu

laionor d’Orléans, duc de Longueville

3. « En ce mois (mai 1580), dit l’Estoilc, une grande querelle s’émut entre les ducs de Montpensier et de Nevers, à cause d’un rap|>ort fait au duc de Nevers que M. de Montpensier avoit dit à Monsieur qu’en 1 575, lorsque Son Excellence alla à Dreux, le duc de Nevers s’étoit vanté que, suivant l’exprès commandement de S. M., il l'eût ramené vif ou mort, si le duc de Montpensier l’eût voulu seconder; desquelles paroles le duc de Nevers lui envoya un démenty par Launay, gentilhomme de sa suite. » Ce démêlé

DISCOURS

Nous avons de frais aussi les appels de M. d’Espernon et de M. le mareschal d’Orlano de M. de Guyse et de M. d’Espernon; de M. de Genville et de M. le Grand’. A quoy nostre roy très-advisé sceut très-bien pourvoir et empescher de venir plus avant. Il n’est pas besoing que le sang de ces grands soit à si bon marché pour querelles particullières, comme de nous .autres petits compaignons; il y va grandement de l’intérét public, car les grands y sont fort nécessaires.

Or il y a un poinct, en nostre France observé jadis eslroictcment, que parmy les chapitres* de l’ordre

dura assez longtemps et se termina par des explication^ satisfaisantes que donna le duc de Montpensier. Voyez le tome l,r des Mémoires du duc de Neters, p. 83 et suiv.

1. Voyez dans le ms. 510 de la collection Dupuy ((*' 90 et suivants) des lettres échangées entre le duc d’Epernon et le maréchal d'Ornano, et le texte de la satisfaction faite à celui-ci par le duc. — Voyez la Vie du duc d’Espernon, par Girard, in-fol., p. 196.

3. Le 11 août 1599, dans le logis de Zamet, où ils avaient conduit Henri IV, qui allait y passer la nuit avec une fille nommée la Claude, le grand écuyer Bcllcgardc et le prince de Joinville s’étaient pris de querelle ; et celui-ci," s'étant emporté jusqu’à tirer son épée, avait blessé Bellegarde qui était sans armes. Le roy entra dans une violente colère et fit immédiatement instruire l'affaire par le Parlement; mais.il ne tarda pas à s’apaiser. L’accommodement n'eut lieu pourtant qu’au mois d'octobre par une satisfaction que Joinville lit à son adversaire et dont Henri IV avait lui-même rédigé la teneur. Voyez diverses pièces à ce sujet dans le ms. 3583 ( olim Béthune) du fonds français , p. 1 et suivantes. Cf. le tome V du Recueil des lettres de Henri IV, p. 156- 1 78 et les Mémoires de Eussompierre , édit, de M. de Chantérac, t. I", p. 76.

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