‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de France (volume 2)Chapitre 237 sur 270 · Pierre de la Guiche · texte numérisé non relu

Pierre de la Guiche

SUR LES DUELS

visast à luy tenir sa parolle sans l’amuser davantage, autrement qu’il le deflioit de sa personne à la sienne, pour luy faire tenir ce qu’il luy avoit promis sur la dicte dcllivrance, et qu’il l’attendoit avecques une bonne espée. Ledict connesLable n’eust pas plus tost ouy ces mots, bien qu’il fust brave et vaillant, qu’en un tournemain exécuta aussitost ce qu’il avoit tant délayé'.

Je conterois force autres deffis de grands, et appels, mais je n’aurois jamais faict, comme cclluy qui se fit du règne du roy Charles, entre M. le mareschal d’Anville aujourd’huy connestable , et M. de Longueville', qui se défilèrent tous deux au Pré-aux- Clercs à Paris, ayant chascun son second. M. le mareschal avoit le chevalier de Batresse, son lieutenant de gensdarmes, et M. de Longueville la Gastine son lieutenant aussi. Ue dire le subject de leur appel et à quoi il tint qu’ils ne se battirent, cela seroit trop long.

M. de Montpensier et M. de Nevers, du règne du roy Henry 1H, se cuydèrent aussi battre pour quelques propos fort piquans; mais le roy leur en fit deffence et les accorda*.

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