Qu’il, que Frégose
2. Voyez les Mémoires de Martin du Bellay, année 1537, collection Michaud-Poujoulat, p. 453 et suiv. — Dans le ms. 21810 du fonds français { olim fonds Gaignières) on trouve un placard imprimé, grand in-fol., et qui était évidemment destiné à être affiché. Ce placard contient un exposé de l'affaire par Cagnino Gonzaga, des lettres à lui adressées par Fcrrando Gonzaga , le duc d'Urbin, le duc Cômc de Médicis, le duc de Ferrare, Louis Farnèse, duc de Castro, le prince de Salerne, le duc de Mantoue, André Doria, le vice-roi de Naples, César Frcgose (celle-ci datée de Messine, le 10 mai 1538), puis vient : Conchiusione et o/ferta di giuditio e di combattere, datée de juillet 1539, et au bas, Cagnino Gonzaga a mis son sceau et écrit de sa main : Io el Cagnino di Gonzaga afferma rjuanto di sopra se conlienc di mano propria. C’est évidemment là un de ces manifestes dont Brantôme parle plus haut (p. 287, 288, 307). Voyez aussi sur cette affaire le traité de Mutio cité plus haut, liv. II, p. 269 de la traduction de Chappuis.
Les éditions précédentes, comme celles de du Bellay, portent toutes Gaguin au lieu de Cagnin.
464 DISCOURS
gneur Ludovic de Birague, brave et vaillant capitaine, et qui a bien servy la France, contre Scipion Vimerquat, fils de Francisque Bernardin Vimerquat', tant renommé en nos guerres d^. Pjedîlaont, comme le fils l’a esté aussi, et en telles de France, pour estre gentil chevau-léger , sur un delfy que ledict Scipion luy envoya pour quelques parolles fascheuses et outrageuses entr’eux passées, parmy lesquelles estoit compris M. d’Anville, et ce du temps du roy François second, et le roy Charles dernier venant à sa couronne, mettant en advant qu’il estoit chevalier de l’ordre et qu’il luy estoit delfendu de se combattre par les loix de son ordre, et pour d’autres raisons aussi; ce que sceut très-bien débattre ledict Scipion, par un petit traicté et manifeste qu’il fit, que j’ay veu, aussi bien faict et composé qu’il est possible pour un homme de guerre.
Or pour contresquarre * à ces chevalliers cérimonieux et si grands observateurs de leurs privillèges et loix, qui certes sont abstraincls * par elles aux combats contre autres qui ne le sont point, il leur faut proposer force exemple de plusieurs qui ont voulu arracher l’ordre du col, et l'ont suspendu, et se sont démis de leurs grades et dignitez jusques au temps qu’ils eussent combattu. Nous en avons veu un
1. Voyez, dans la collection Béthune, vol. 8687, f° 74, le Défi de Scipion Vimcrcalo à Louis de Birague (6 juin 1 361), sur les plaintes que ce dernier faisait de Dampville, et un imprimé intitulé : Déclaration du roy sur le différend cï aucuns écripts cydevant publiés sous les noms de M. île Dampville et du sieur Caries de Birague , juin 1363, in-8°.