était chirurgien du duc. Girard l’appelle Sorlin
loient plus que tous les acquectz du monde qu’il eust sceu faire.
On l’a veu pour un coup avoir le gouvernement de Metz et pays Messin, de Bouloigne et Boulonnois, de Loches, du marquizac de Salluces, de Provance, d’Angoumois, Xaintonge, Aunis, Touraine, Anjers, et de la Normandie. Celuy-là, il ne le garda guières. Il le donna à M. de Montpensier ‘, d’autant qu’il n’appartenoit de tout temps qu’au Dauphin de France , et, luy faillant et autre fdz de roy, appartenoit de raison à un grand prince du sang. Ledict M. de Montpensier disoit lors : a Mon maistre, ce morceau « est trop gros pour vous; il vous estranglera si « vous vous meslez de le vouloir avaller. » Aussi le quicta-il.
Or, je vous bisse à penser comm’ il a peu faire valoir le talant 1 de tous ces gouvernemens. Aussi sont-ilz estez cause du maintient de son estât et sa grandeur. Si que, possible, sans iceux le roy son maistre, qui l’avoit tant aymé et eslevé et puis s’en estoit refroidy, luy eust faict un mauvais tour, ainsi que le bruit commun de la court et de b France en trotoit . jfyfÈÊt
Et si ces gouvernemens luy ont fort servy, l’estât de couronnel l’a fondé encores mieux, d’autant qu’il avoit soubz luy tant de compaignies à sa dévoction, tant de soldatz. Il les mettoit, il les ostoit, les faisoit, les deffaisoit, les renouvelloit, les tfansmuoit, les transportoit où bon luy plaisoit, en disposoit à sa
t. En 1588". Voyez de'Thou, liv. XCl.