‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de France (volume 2)Chapitre 86 sur 270 · Regester, rejeter · texte numérisé non relu

Regester, rejeter

nance et envie qu’on avoit de combattre là, où encores arrivarent nouvelles forces d’Italie qui estoient dix ou douze compaignies de gens de pied, qu’aucuns appelloient, pour monstrer qu’ilz avoient veu le monde et avoient appris quelque chose de nouveau de l’Espaignol, le terze ou le tiers de l’Italie? Mais, pour mieux parler, il faut dire le terze à la mode espaignolle, et non point le traduire en françois le tiers; car ce mot là ne vaut rien et ne sonne pas bien.

Ces compaignies estoient demeurées du reste des bandes de M. de Nemours à Ferrare, à Modène, à Rège, à Rubière1, et autres places dépendantes de la duché, pour assister à M. le duc de Ferrare qui estoit menasse, voire bien fort; car à bon escient on lui faisoit la guerre pour avoir esté toujours très-bon et très-loval François, sans avoir laict jamais aucun acte digne d’infidellité. En quoy la France doit aymer et honnorer ceste brave et noble maison à jamais. M. de Guyze, son gendre, lui avoit laissé ses compaignies qui lui servirent très-bien. M. de Montluc en parle en ses Commentaires*.

Ces compaignies estoient soubz la charge de M. de La Molle, Provançal, père du dernier mort et exécuté à Paris*; et lesdictes compaignies estoient celles du capitaine Monestier, du Dauphiné, bien bay despuis des huguenotz en ce pays-là ; du capitaine Bourdet, de Xaintonge, brave et vaillant gentilhomme et

t . Rubiera, dans le duché de Modène.

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