‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome, publiées d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Société de l'histoire de France (volume 3)Chapitre 104 sur 112 · Cette parenthèse a été rajoutée en marge par Brantôme · texte numérisé non relu

Cette parenthèse a été rajoutée en marge par Brantôme

lors qu'il la vouloit trop maistriser, tant sur le gouvernement du royaume que sur sa personne es plaisirs et esbatz. Autres* disoient que la reyne ne prist pas bien en gré aucunes assemblées de dames (à la mode des François, qui se sont ainsin perdus tousjours en ce pays là : je m'en raporte aux Vespres Sciciliennes), dont il n'y en a point faute de belles à Naples, par manière de festins que faisoit le roy journellement, dont elle en conceut jalouzie. Quelquesfois les dames mariées n'ont pas tous les blasmes du monde, si elles font de mauvais tours à leurs maryz : car ilz leur en donnent des occasions.

Or, V Histoire de Naples ' dict que ceste reyne laissa ung bruit ' de femme impudique et mal arrestée *, comme de qui l'on disoit qu'elle estoit arrestée en cella seul qu'elle n'avoit point d'arrest, et qu'elle estoit tousjours amoureuse de quelqu'un, ayant, par plusieurs sortes et aveques plusieurs, faict plaisir de son corps. Mais pour cella, c'est le vice le moins blasmable à une reyne, grande princesse et belle, qui soit poinct, et si est le moindre si qu'elle puisse avoir ; mais très-grand est-il celluy, quand elle est mauvaise, malicieuse, vindicative et tyranne, comme il y en ha, dont le pauvre peuple en pâtist beau-

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