‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome, publiées d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Société de l'histoire de France (volume 3)Chapitre 98 sur 112 · Le château de l'OEuf · texte numérisé non relu

Le château de l'OEuf

2. Brantôme a mal compris le texte un peu ambigu à cet endroit d'Olivier de la Marche. Le chroniqueur se trouvait non pas à Besançon, mais à Pontarlier où il était écolier, et fut mené par son maître à la procession de nobles et de bourgeois de la ville, qui allait au-devant de Jacques de Bourbon près d'y faire son entrée. Voyez ses Mémoires, liv. I, chap, i, édit. de 1616, p. 113 et suiv.

telle sans autre différance que les civières que l'on porte les fiens*, fumiers et ordures, et estoit à demy couché, (quel sot et fat * !) demy levé et apuié à l'encontre d'ung meschant desrompu orillier de plume, vestu par toute parure d'une longue robe d'ung gris ' de très-petit pris, et estoit ceint d'une corde nouée à façon de cordellier, et en sa teste avoit ung gros bonnet blanc, que l'on appelle une calle, et nous autres appelions callotte , ou bonnette blanche de layne, nouée ou bridée par dessoubz le menton. Il * ne luy eust fallu qu'une plume de cocq sur la honnête, et voillà le galland bien vestu ! Je croy que si la reyne sa femme l'iieust veu ainsin habitué et embéguyné, elle, qui estoit toute gentille et d'esprit, qu'elle en lient bien rit. Si feroyent bien d'autres, si croys-je, que je sçay, si elles voyoient ainsin leur marys qui leur sont ingratz et les traictent mal, en une telle réduction et ainsin béguinez et repentiz. Il y en a aucuns qui se mocquent de ces dévotz convertis, repentants et pénitents, et disent comme ung grand seigneur que je sçay en France, lequel, voyant M. de Joyeuse" d'aujourd'huy, en habit de capu-

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