I . Sainte Elisabeth de Hongrie
■2. Allusion probable à Isabelle de Limeuil. (Ou sait qu'Isabelle et Elisabeth sont le même nom.)
3, Saint Jacques.
4. Jacqueline de la Fayette^ mariée à Guy de Daillon, comte du Ludc ; ou Jacqueline de Rohan qui épousa le sieur d'Entragues. Ce sont les deux seules Jacqueline que Brantûme ait citées dans son énuracration des dames et demoiselles suivant la cour. Il se pourrait encore qu'il voulût parler de Jacquette de Montberon, U'iuiiie, comme nous l'avons dit, df son lièie Audié de Bouiilcille.
POESIES INEDITES. 4S3
Cet argument est bien pris, ce me semble ; Mais il faudroit que nous fussions ensemble: Et puis après on venf)it confcrmée La sainteté que Dieu vous a donnée.
Je n'escry point d'amour n'ayant point de maistresse ; Je n'escry de douceur n'esprouvant que rudesse; Comme saint et dévot j'escry de sainteté Des faits et des vertus d'une sainte beauté. La sainteté est bien fort bonnorable, Et la beauté n'est pas moins désirable. Mais si mettez tous les deux en balance lia sainteté peut cbeoir en décadence.
Un amoureux ses amours chantera,
Un capitaine honnorera sa gloire.
Un favory ses faveurs vantera,
Un conquérant publiera sa victoire ;
Moy, malheureux, qui n'ay rien dans le cueur
Que tout malheur, je plain donc mon malheur.
Hélas ! de quoy sert-il à une âme affligée Luy présenter raison par douleur et ennuy? Ne vaudroit-il pas mieux la rendre consolée Par cette grand' vertu dont surpassés autruy ?
Au ciel n'y a qu'un soleil qui nous luit. Mais deux soleils luisent sous la paupière;
4o4 POESIES INEDITES.
Ce sont tes yeux dont la vive lumière, Fait un beau jour de la plus noire nuit.
Dieu aima fort la Magdeleine Pource qu'elle l'aimoit bien fort ; Et nioy je suis en autre peine, Car pour aimer je sens la mort.
Si je voulois me vouer à un saint,
Je me vouerois au sainct de Compostelle^;
Car celle-là de qui je suis attaint
En a le nom et la puissance telle,
L'aveugle Amour est bon de sa nature,
Et, si du mal, en aimant nous avons,
C'est pour autant que le trop nous suivons
Après noz sens errant à l'avanture ;
Donc, les malheurs qu'en aimant l'on endure
Viennent de nous qui nostre mal couvons.
C'est nostre faute et ne nous en devons
Prendre à celuy qui de l'Amour a cure.
Le feu profite à qui sçait en user,
Mais qui voudroit de sa flamme abuser
Sa vive ardeur embrâseroit le monde.
Amour profite à qui sçait bien re'gir
De ses désirs la course vagabonde,
Et nuit à ceux qui suivent leur plaisir.
Oui voudroit faire teste aux assaux du mallieur,
11 se faudroit targuer d'une vertu constante ;
Mais il la faut pescher dans le profond du oueur
D'une que je cognoi, qui la fortune enchante.
i. Voyez plus liant, la pièce LXXX, note 4.
POESIES INEDITES.
Son nom ne se dit point, songe/ qui ce peut-être; P;ir ses perfections, on la peut bien roi;n()isire.