‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome, publiées d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Société de l'histoire de France (volume 4)Chapitre 147 sur 181 · I.a rrnfiiTiir,t'e · texte numérisé non relu

I.a rrnfiiTiir,t'e

POESIES INEDITES. ^:J9

Pour vous donner pareille renommée Vostre beau nom siiftiroit seulement.

Mais pour l'amour je n'ay tel argument, N'ayant au cœur telle flamme allumée ;

Car, bien qu'amour en mon cœur ayt sa place, Si n'est mon cœur enflé de telle audace Que d'entreprendre entreprise si vaine ;

Aussi ceux-là qui mes escrits liront, En les Usant d'autant qu'ilz y auront Moins de plaisir j'en auray moins de peine.

A I.A MKMK.

Pour voz ayeux louer de bonne sorte Il fauldroit bien autre esprit que le mien ; Il y fauldroit ce grand historien De qui le nom au vostre se rapporte '.

Mais pour garder que la Parque n'emporte

Vostre renom, je me vanteray bien

Si de Phœbus on doit espérer rien,

Que pour ce faict - j'ay l'espauUe assez forte,

Celluy diroit la magnanimité.

Le cœur, l'esprit, la grand' dextérité

Et les hauts faicts de vostre noble race,

Et je diray et vostre grand' beauté, Vostre doulceur, vostre humble privautté, Vostre saeesse et vostre bonne grâce.

i. Pr<>1i;iljlement GriV'oi'e dp Tnur'î. Voyez iiit-op XCII. note T. :'. Ce i'iix.

400 POESIES INEDITES.

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Mais que * Dieu veut que je me ressouvienne De ce beau front, de ce teinct de l'Aurore, De ces sourcilz et de ces yeux encore, Yeux l'essemblant ceulx de la Cyprienne ;

Je recongnois ceste flamme ancienne Et ces pensers qui me chatouillent ore ^ ; Ce sont ceulx-là, si je m'en remémore, Oue me causoit l'arbre Palladienne.

Ainsi, premier, son regard me blessa ; Ainsi, premier, ma flamme commença ; Ainsi, premier, l'Amour me vint surprendre.

Mais si jamais je retumbe aux appas Dont une fois j'ay retiré mes pas, Puissè-je vif soubs la teri'e descendre !

A LA MEME

Ces vieux Césars qui ont sacré la gloire

Du nom romain à l'immortalité.

Afin de rendre à la postérité

De leurs hauts faicts la grandeur plus notoire.

N'ont seulement engravé la victoire, Dont ils avaient plus de loz mérité.

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