Voyez plus haut, p. 69, note H
despuis que de gayeté de cœur, il s'est distraict de mon amytié, et sans subject.
M. d'Aubeterre, pour avoir espousé ma petiteniepce, fille de madame Renée de Bourdeille, ma niepee, dame d'Aubeterre, l'accomplie du monde.
Messieurs de la Chastaigneraye l'aisné, dictM. d'Ardelay, le second M. de La Barde, le troisiesme M. le baron d'Ehoulmes ', filz de feu M. de la Chastaigneraye, mon cousin germain à cause de ma mère, et messieurs de Chalandray, de Boyrogue, de la maison d'Argenton, et le comte de Chasteauroux ; ayant tous trois espousé les trois sœurs de leurs susdictz trois frères. Elles sont dignes de leurs frères, et leurs frères dignes d'elles.
Du maryage de madame de Chalandray, autrement madame de Fontaines, sont sortis deux enfans : l'un, le baron de Chalandray, et l'autre, le sieur de Beaumont.
Des autres deux filles n'est encor sorti de fils, pour n'avoir longtemps qu'elles sont maryées.
Du maryage de madame de Raiz, ma cousine germaine à cause de ma mère et madame de Dampierre,
1 . Charles de Vivonne, IP du nom, baron de La Chastaigneraie, seigneur d'Ardelay, marié à Renée de Vivonne, fille et héritière de Jean, seigneur d'Oulmes. Ses enfants vivants, au moment où Brantôme écrivait, étaient : Louis, seigneur de la Chastaigneraie, mort en 1612; Charles de Vivonne, baron de La Chastaigneraie; André , seigeur de la Béraudière , puis de la Chastaigneraie ; Héliette, mariée à Louis de Montberon, seigneur de Fontaines- Chalandray ; Marie, mariée à Gilles de Châtillon, baron d'Argenton, seigneur de Boisrogues; Elisabeth, mariée à Charles de La Tour-Landry, comte de Châteauroux. — Il eut encore deux autres filles Isabelle et Suzanne toutes deux religieuses.
sœurs, sont sortis le marquis de Bellisle, qui fut tué en ces guerres dernières, à une entreprise qu'il fit sur le mont de Sainct-Micliel ; M. l'évesque de Paris ; M. l'abbé de Sainct-Albin, et M. de Dampierre', qui se nomme encor ainsy, bien que la place soit vendue : autres le nomment M. le général des gallères, estât certes très-beau et très-grand.
Les filles de madiete dame de Raiz sont mesdames de Magnelay, de Vassé, de Criq et de Raign\ '. Madiete dame la marquise de Magnelay est resté vefve du marquis son mary, luy estant demeurée une fille pour ast'heure^ Son petit frère estoit mort. Messieurs de Vassé, de Criq et de Raigny vivent, qui peuvent avoir de ensfans, et en auront, car elles * sont fort jeunes.
4. Charles de Gondi, marquis de Belle-Isle, tiié en 1596. — Henri, dit le cardinal de Raiz, évêque de Paris, — Jean François de Gondi qui fut le premier archevêque de Paris. — Philippe- Emmanuel de Gondi, seigneur de Dampierre, ge'néi^al des galères.
2. Françoise, mariée en 1587 à Lancelot Grognet, seigneur de Vassé. — Gabrielle, mariée en 1594 à Claude de Bossut, seigneur d'Escri-Longueval. — Hippolyte, mariée en 1607 à Léonor de la Magdeleine, marquis de Ragny. Nous avons rétabli le nom de la fille aînée omis dans toutes les éditions, et que Brantôme n'avait certainement pas oubliée, car il en parle une ligne plus loin : Claude-Marguerite, alUée en 1588 à Florimond d'Hallwin, marquis de Maigneletz, morte en 1658,
3. Toutes les éditions portent pour asseuré; ce qui n'offre aucun sens et est évidemment une faute de copiste. Au moment (1602) où Brantôme écrivait, il ne restait plus qu'une fille, Anne, à Mme de Maigneletz veuve depuis 1592 et qui en 1598 avait perdu son fils Charles. Cette fille épousa d'abord Henri comte de Candale, puis, le mariage ayant été cassé, Charles de Schomberg. Elle mourut avant sa mère en 1641.