‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome, publiées d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Société de l'histoire de France (volume 4)Chapitre 53 sur 181 · DescalseSj (carmélites) déchaussées · texte numérisé non relu

DescalseSj (carmélites) déchaussées

4. Les enfants de Gui de Daillon, comte du Lude, et de Jacqueline de la Fayette, furent : François de Daillon, comte du Lude, sénéchal d'Anjou; Anne, femme de Jean de Bueil, comte de Sancerre ; Diane, mariée à Jean de Lévis, comte de Charlus ; Antoinette, mariée à Philibert de la Guiche, grand-maître de l'artillerie.

5. II s'agit ici de Jean de Daillon, premier comte du Lude, qui, outre Gui dont il est question dans la note précédente, eut

messieurs des Chastelliers, estans d'Église, de Sarterre et de Briançon, lesquelz sont mortz sans enfans. Les filles furent une madamoiselle du Lude, qui mourut fille à la cour; l'autre, madame la mareschalle de Matignon, de laquelle est sorti M. le comte de Torigny, maryé avecques une fille de Longueville; l'autre fille fut maryée avecques M. de Ruffec, gouverneur d'Angoulmois, desquelz sont sortis messieurs de Ruffec d'aujourd'huy , qui sont quatre enfans masles ; la quatriesme fut maryée avecques M. de Malicorne, de laquelle n'a eu jamais d'enfans.

M. de Lauzun, de long-temps aUié à nostre maison de Bourdeille à cause de ma grand-tante, sœur de mon grand-père, dicte Marguerite de Bourdeille, maryée en la maison de Lauzun, de laquelle sorti est feu M. de Lauzun, père de M. de Lauzun qui vit aujourd'huy ^, très-honnorable seigneur, lequel se marya avecques Charlotte d'Estissac, de la maison grande d'Estissac, de laquelle il eut deux filz, dont l'un, le puisné, est mort fortjeune,et l'aisné, dictle comte

pour enfants : René, e'vêque de Bayeux; ^François, seigneur de Briançon, tué en lo69; François, seigneur de Sautré; Françoise, femme de Jacques de Matignon, maréchal de France; Anne, femme de Philippe de Volvire, marquis de Ruffec ; Françoise, femme de Jean de Chourses, seigneur de MaUcorne. Le P. Anselme (t. VIII, 191) ne parle pas de celle qui, suivant Brantôme, a mourut fille à la cour ».

1. Gabriel-Nompar de Caumont, comte de Lauzun, fils de François de Caumont, marié en 1360 à Charlotte d'Estissac dont il eut : François, comte de Lauzun- Jean et Jacques morts jeimes; Jeanne, mariée à François, baron de Fumel; Henrie, mariée à Charles-Élie de Coulonges, seigneur de Bourdez ; Charlotte-Catherine, mariée à Alexandre de Castelnau, seigneur de Clermont-Lodè ve .

de Lauzun, vit en très-belle réputation. De filles, il eut l'une, l'aisnée, maryée à M. de Fumel, mort en la battaille de Jarnac, d'où sont sortis messieurs du Fumel d'aujourd'lmy, deux fort honnestes et jeunes gentilzhommes; la seconde avecques M. du Bourdez, d'où n'en sont sortis enfans; et l'autre maryée avecques M. de Clermont de Lodève, grand seigneur de Querci et de Languedoc. Faut noter que ces messieurs mes nepveux susdictz m'appartiennent doublement, tant à cause de leur père M. de Lauzun, que de la mère d'Estissac, d'autant que la mère de ladicte d'Estissac estoit de la maison du Lude, cousine germaine de ma mère, et niepce de madame la séneschalle de Poictou, ma grand-mère. Telle est doncques la grande alliance et proximité de la maison de Lauzun et la nostre.

Messieurs les marquis de Villars et de Montpezat sont aussy mes nepveux, à cause que madame la mareschalle de Montpezat, mère de leur père', estoit cousine germaine, à cause de la maison du Fou, d'autant que ma grand-mère et mère de mon père en estoit, et s'appelloit Hilaire du Fou, qui estoit sœur de messire Yvon de Fou, père de madicte dame la mareschalle de Montpezat, par conséquent tante de ladicte dame de Montpezat, et mon père et elle cousin et cousine. Du susdict maryage sortit M. de Montpezat, père desdictz messieurs les marquis de Villars et de Montpezat ; sortirent aussy deux

1. Melchior des Prez, seigneur de Montpezat et du Fou, fils du maréchal de Montpezat et de LyetteduFou, eut, entre autres, d'Henriette de Savoie, marquise de Villars : Emmanuel-Philibert des Prez, marquis de Villars; Henri, seigneur de Montpezat, etc.

filles' : l'une maryée dans la maison de Couzan, grande maison en Auvergne, dont en reste aujourd'huy un filz, dict M. de Couzan. L'autre fut maryée avecques M. de Queilus, d'où sortit le fort brave M. de Queilus tué en duel*. Ce monsieur eut deux sœurs très-belles et bonnes tes : l'une, miadame de Peseels, qui épousa M. de Pescels, la mère duquel estoit petite-fille ou fille du prince de Melphe^ ; et l'autre, madame la viscomtesse de Panas. Elle ont des enfans ; mais je ne puis les spécifier, et pourtant nous sommes très-procbes.

De ladicte maison du Fou sortit le seigneur du Vigan, frère puisné du seigneur Yvon du Fou, lequel eut M. du Vigan le dernier, qui, par conséquent, à cause de ma mère dicte ci-dessus, estoit cousin de mon père, comme madame de Montpezat cousine germaine. Ledict M. du Vigan mourut sans boirs masles. Il laissa trois filles : l'une maryée en premières nopces avecques M. d'Arcbiac, frère de feue madame de Bourdeille la dernière, et n'eurent des enfans * ; en secondes nopces fut maryée en la maison

1. Baltazarde, mariée : 1° à Jean de Le'vis, baron de Quélus; 2° à Antoine de Lévis, baron de Quélus, son beau-frère. — Hilaire, mariée (1541) à Claude de Lévis, seigneur de Cousan, et mère de Pierre de Lévis, baron de Cousan.

2. Jacques de Lévis, comte de Quélus, blessé à mort dans le duel des Mignons. Il eut trois soeurs, savoir : Marguerite, mariée à Hector de Cardaillac; Jeanne, mariée à Jean-Claude, seigneur de Pestels et de Salers, et Anne, mariée à Jean de Castelpers, seigneur de Pannat.

3. Camille Caraccioli, mariée (1547) à Claude, baron de Pestels, était fille de Jean Caraccioli, prince de Melphe.

4. Madeleine du Fou fille de François, baron du Vigean, et de

avecques le seigneur de Mirambeau, d'où sortit madame de Fors mariée avecques M. de Forsdesquelz est sorti M. le baron du Vigan, jeune gentilhomme, qui a faict desjà belle preuve de sa valeur. Il a encore deux autres frères fort jeunes qui promettent encore beaucoup d'eux, ensemble deux sœurs.

Ledict M. du Vigan eut encor deux filles, sœurs de madame de Mirambeau l'aisnée. L'une, puisnée, fut maryée à M. de Vérac en Poictou, d'où sont sortiz deux enfans, très-braves et vaillans gentilzhommes. La troisiesme s'est maryée par deux fois; et la dernière fut avecques M. de La Boulays ^; et de l'un et l'autre sont sortis trois enfans fort jeunes, qui promettent beaucoup de leur valeur et vertu. Voilà comme est l'alliance de la maison du Vigan avecques celle de Bourdeille.

Le susdiet M. du Vigan eut une sœur, cousine germaine aussy de mon père, qui fut maryée avec ques M. de Rouet^ de laquelle sortit M. de Rouet d'aujourd'huy^, qui a deux enfans bien honnestes, qui sont doublement proches, tant à cause de ma-

Louise Robertet, femme de René de Montberon, baron d'Archiac, frère de Jacquette de Montberon. Elle épousa en secondes noces François de Pons, baron de Mirambeau, dont elle eut Esther de Pons, dame du Vigean, femme de Charles Poussart, seigneur de Fors.

1. Marie du Fou, mariée en secondes noces à Charles Eschallard, seigneur de La Boulaye.

2. Louis de la Béraudière, seigneur de l'Isle-Rouet oïl Rouhet en Poitou, marié à Madeleine du Fou du Vigean.

3. François de la Béraudière, seigneur de l'Isle-Rouet, marié à Jeanne, fille de Claude de Lévis, seigneur de Cousan, et de Hilaire de Lettes des Prez de Montpezat.

dame de Rouet, sœur de M. du Vigan, sa mère, qu'à cause de sa femme, de la maison de Couzan, pour l'amour de sa mère madame de Couzan, fille de madame la mareschalle de Montpezat, et cousine germaine de mon père, comme j'ay dict cy-dessus.

Le susdict M. de Rouet a eu plusieurs sœurs, et très-belles, qui n'ont eu des enfans, sinon madame de Combaut, dicte jadis la belle Rouet à la cour*, qui a eu des filles, et sont, je crois, maryées: ainsy sommes-nous fort proches, ceux de la maison de Rouet et moy.

Venons à d'autres. Il y a aujourd'huy messieurs de Riberac, les deux frères, lesquelz sont enfans de Marie de Bourdeille, héritière de la maison de Bernardières, à cause de son père M. de Bernardières, mon cousin germain*, de mesme nom et de

-1 . Louise de la Béraudière, demoiselle de Rouet, fille de Louis de la Béraudière, seigneur de Sourcheset de Rouet, marquis de l'Isle- Jourdain, et de Louise de La Guiche. (V. p. 95 note 2). Après avoir eu d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre, un fils naturel, Charles, qui devint archevêque de Rouen, elle épousa : 1" Louis de Madaillan, seigneur de Lesparre, baron d'Estissac, mort en 1563; 2° Robert de Combaut, seigneur d'Arcis-sur-Aube.

2. Gabriel de Bourdeille, seigneur des Bernardières, e'tait le second frère du père de Brantôme. De sa femme Claire de Pontbriant, il eut : 1" Jean de Bourdeille, seigneur des Bernardières, marié en 1550 à Claude de Gontaut, fille de Jean II, seigneur de Saint-Geniès, et de Françoise d'Andaux; 2» François de Bourdeille, né en 1530, moine de Saint-Denis, puis évêque de Périgueux. — La fille de Jean de Bourdeille et de Claude de Gontaut, Jeanne, dame des Bernardières, épousa : 1° en 1575, Charles d'Aydie, vicomte de Ribérac; 2" en 1584, son cousin Antoine de Sainte-Aulaire, seigneur des Coutures. — Voyez la note 4 de la p. 98.

mesmes armes. Elle fut remaryéeen secondes nopees avecques M. de Coutures, mon cousin et nepveu, comme je diray cy-après, bien qu'ilz fassent enfans de cousins germains, et d'elle est sorti un filz, qui est encor fort jeune, mais promet beaucoup de luy, et s'appelle M. de Coutures : lequel a une sœur maryée avecques M. dePuyguillon d'aujourd'hui. Voylà comme va de ce costé-là nostre alliance de Bernardières.

Voyci celle de la maison de La Douze \ Mon père eut sa plus jeune sœur, dicle Jelianne de Bourdeille, qui fut maryée en la maison de La Douze. D'elle est sorti un fils, mon cousin germain, lequel estant maryé avecques madamoiselle de Poyremont, riche héritière en Limosin, eut plusieurs filz et filles d'elle. Les filz sont M. de La Douze qui est aujourd'huy, M. de Poyremont et M. de Rillac. Ledict M. de la Douze a trois petitz-filz de l'héritière de Lastour, qu'il a espousée. Ses deux frères ne sont point maryez. Ils ont leurs sœurs Lambertye et de Cireuil*, et autres, qui ont force enfans, et principallement le sieur de Lambertye, qui en a six ou sept. Voylà l'alliance de La Douze,qui est très-grande, car il y a eu très- grande quantité d'enfans et de filles.

Voyci celle de Sainct-Aulaire. En la maison de

1. Jeanne de Bourdeille épousa Pierre d'Abzac, seigneur de la Douze. Leur fils, cousin-germain de Brantôme, Gabriel d'Abzac de la Douze eut pour femme Antoinette Bernard, dame de Peiramont, et entre autres enfants : Gabriel de Peiramont marié à Jeanne de Lastours, et Pierre, seigneur de Reillac.

2. Jeanne, mariée à F. de Lambertye, et Françoise, mariée à Jean de Sireuil.

Sa i net- Ailla ire en Limosin fut marvée Marguerite de Bourdeille, sœur aisnée de mon père'. De ce M. de Sainct-Aulaire* et d'une fille de Rufet sortit M. de Sainct-Aulaire qui est aujourd'huy, M, de la Renaudie et M. des Estres, desquelz sont sortis force enfans, qui sont encor pour aujourd'huy fort jeunes. Dudict M. de Sainct-Aulaire sont aussy sortis force filles' : l'aisnée maryéeà la Borz-Saunier, et la seconde à Fradeaux, qui a eu force enfans ; encor ensemble d'autres sœurs que je ne puis nommer.

Pour ce qui est à mon autre cousin de Coutures*, il eut de sa femme, de la maison de Ferrand, force enfans et filles. Les enfans sont messieurs de Coutures, de Lamary et Celle, lequel dict Celle est mort sans enfans. Les autres en ont bien, comme M. de Coutures dernier mort, lequel fut maryé avecques Marie de Bourdeille, dont j'ay parlé cy-devant, estant tous deux enfans des deux cousins s^ermains susnommez :

1. Marguerite de Bourdeille se maria en 1506 avec François de Beaupoil de Saiate-Aulaire.

2. Brantôme saute ici une ge'nération. Sa tante Marguerite eut pour fds François de Sainte-Aulaire, marié (1542) avec Françoise de Volvire de Ruffec, dame des Estres, dont il eut trois fils : Germain, seigneur de Sainte- Aulaire, François et Gabriel.

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