PoignaçadCj coup de poignard
esCQ au jour du duel, pour espousetter' à plaisyr son hermajws^ ou autre pèlerin qui le voudroit attacquer; bref, qu'il ne pourroit jamais endurer d'estre superché' en son honneur tant qu'il pourroit porter espée, tant s'en faut qu'il voulust endurer une démentie, qui est une paille en Fœil et une épine au pied de tout gentilhomme qui vit soubz les règles dupoincl d'honneur, qui ne se peut arracher qu'avecques le gantelet*. A ceste occasion il adjouste : nul ne die de non ; comme s'il vouloit dire : « Quant à moy^ je n'ay pas « appris de tant marchander : le faict m'est aussy « prestque le dire. Jettant mon gage, j'empaulme " « aussy tost qu'on le sçauroit avoir veu. Et qui ne se « contentera de ceste monnoye, je luy donneray « tousjours le passe temps de luy descoudre son « harnois, luy mettre les trippes au soleil, voyre loysir « de conter®, à la clarté de si belle chandelle, toutes « les pièces de sa fripperie, une par une. » S'ensuit par après :
Qui bien me garde met jus outrecùydance
C'est-à-dire, « qui voudra prendre garde de près à la « justice de ma querelle, pour laquelle je suis entré a en estaquade pour me couper la gorge avecques