‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome, publiées d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Société de l'histoire de France (volume 4)Chapitre 74 sur 181 · Ces^ ses · texte numérisé non relu

Ces^ ses

part et pension, ne la perd nullement. Cela est trèsseiir; voylà poiirquoy on peut bien considérer la gratification que j'ay faicte en cela à mondict sieur de Bourdeille, sans l'avoir nullement inquietté sur cestedicte moictié, comme j'ay trouvé fort bien par le conseil mesme du conseil privé, laquelle dicte évesché bien assemblée', vaut fort bien quinze mille livres de revenu, comme je l'ay faict valoir cela, quand je la faisois mesnager par mes mains par lesquelles tout se passoit, comme l'ayant demandé et obtenu du roy et de la reyne sa mère; et en fis faire toutes les dépesches, tant de Leurs Majestez que de Rome, à mes despens. Voylà doncques si ledict sieur de Bourdeille debvoit avoir si grande obligation au sieur de Marouatte plus qu'à moy î Et quand ledict évesque eust faict de l'asne, comme il estoit, je l'eusse bien faict tourner au baston et jouyr de son évesché, en luy donnant quelque part comme j'avois faict d'autresfois, selon le brevet du roy que j'ay vers moy, et M. de Bourdeille mon frère ne l'eut jamais. Et si M. de Bourdeille se fust fié en moy et m'eust conféré de tout ceste affaire, nous en eussions bien eu la raison et de l'évesque et de l'évesché j car il* me craignoit comme la créature fait son créateur que' luy estois tel ; dont il m'en fut ingrat ingratissime. N'en parlons plus.

Or, venons maintenant à mon hérédité. Je fais et institue mes héritiers et héritières universels et universelles, messire Henry de Bourdeille etmessire Claude

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