En 157ÎJ. Voyez Strada, liv. VIII
RODOMONTADES
estant basse, sans autres armes que leurs espées qu’ilz tenoient en leur bouche, allarcnt deflaire environ quatre ou cinq mille Zellandois de commune*, qui les attandoient sur le bord de propos delKbéré, et les mirent tous en pièces. Grand miracle de main, certes !
Ce sont esté ceux là qui aydarent dom Joan d’Austrie à gaigner ceste belle et signalée bataille d’Élepanthe. Ce sont ceux là encores qui, avec ce grand capitaine le prince de Parme , ont fait trembler toute la France, et longtemps tenue en allarme.
Ce sont esté ceux pour lesquelz ce grand et mesme empereur Charles s’humilia à l’Espaigne, lorsqu’estant party par mer de Flandres, pour y aller finir ces jours convertis , s’estant désembarqué à Larede port vers Biscaye et y prist terre, on dict qu’il s’agenoilla aussitost, et remercia Dieu de ce qu’à ses derniers jours il luy avoit fait ceste grâce de pouvoir encor revoir ce païs, lequel par dessus tous autres il avoit aymé, pour luy avoir aydé à eslre parvenu à l’empire, et à une si haute grandeur qu’il avoit heu en son temps , attribuant, après Dieu, à la nation espaignolle toutes ses victoires et triumplies; et profféra ces parolles * : Dios os salve y gttarde, o mi qtterida madré. Co/no desnudo soy salido dcl vientre de