‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de FranceChapitre 12 sur 251 · V ailledolid , Valladolid. — 2. I-uy, l’y · texte numérisé non relu

V ailledolid , Valladolid. — 2. I-uy, l’y

RODOMONTADES

mil!’ Espaignolz naturelz, on s’oste de là, et fait-ori place.

Et, ce qui est plus à remarquer en toutes ses belles factions, c’est qu’ilz n’y sont allez, nv ne les ont exploitées par des montaignes, grands monceaux et monces' d’hommes, mais par de petites troupes; car il ne s’est jamais trouvé dix mill’ Espaignolz naturelz tout à un coup ensemble, que la plus grande ne montoit pas à plus de huict à neuf mille; desquclz, en quelques combatz désastreux pour eux et batailles infortunées, quelque grand carnage qui ait esté, jamais on n’a veu, ny leu, ny ouy qu’on ait trouvé estenduz mortz sur la place trois mill’ Espaignolz, et n’en dcsplaise aux batailles de Ravanne et de Sériz.olles, assez malencontreuses et sanglantes pour eux , certes. Il en mourut près de trois mille à Saincte-Maure en Dalmatie, assiégez des Turcz; mais ce fut par une longueur de siège, par une grande fatigue et famine du dedans, et par faute de secours, après avoir fait si bien; mais pour le coup de main, il en mourut peu, je dis en combatant. Au* siège et prise de Castromoro, il en mourut aussi force, fust ou du fil de l’espée ou à la cadène. Au siège de Metz, il en mourut aussi une grand’ quantité; mais le ciel leur fit bien autant de mal que les hommes; si bien que l’on dit que l’empereur Charles estant devant, et ayant demeuré environ quinze jours dans son lict, mallade de ses gouttes, sans visiter ses tranchées, et s’estant levé pour les voir, et recogneu la batlerie et

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