‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de FranceChapitre 148 sur 251 · Espincz , déchirés par les épines · texte numérisé non relu

Espincz , déchirés par les épines

D'AUCUNES RETRA1CTES DE GUERRE. 271

fist une grande ostentation, comme disent les Espainols : De esta so/a hazana y retirada, que en ninguna cosa fue semcjante a huyda, de gran admiracion dicen que acostumbrava gloriarse el marques de Pescara , siendo en olra manera muy comedido a blasonar de si rnesmo , callando con singular modestia las cosas que le trayan loor ; dando a entender que el es lava contento solo con aquel fruclo de gloria que ténia puesto en la propria consciencia, el quai florescia dichosamente mas en boca agena que en su propria'. C’est à dire : a De ce seul faict et retirade, qui en nulle chose ne fut pareille à une fuite, comme d’une chose de grande admiration, on dit que le marquis de Pescayre s’en souloit fort glorifier; estant autrement fort arresté à parler et blasonner de sov-mesme, taisant avec une grande modestie les choses qui luy tiroient à louange ; donnant à entendre qu’il estoit assez seul content avec le fruit de gloire qu’il tenoit en sa propre conscience, lequel fleurissoit mieux et plus heureusement en la bouche d’autruy qu’en la sienne. »

Et certes, il falioit bien que ce brave marquis estimast bien ceste retraicte pour un grand exploict de guerre, puisque ses beaux combats il taisoit, et en ceste retraicte ne se pouvoit garder qu’il ne se louast grandement, comme tous grands capitaines l’ont louée, et surtout M. le connestable *, qui aydoit fort à luy donner la chasse pour ce coup.

Une autre belle retraicte fit ce brave Philibert de

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