Campanes , duchés. — 3. Obé, oui-bien
mais bien peu. Pour ce coup, il 1 fit la leçon à ce grand capitaine. Encor dict-on que, sans qu’il s’apperceut d’une apparence de mutinerie parmy les Espaignols, et lansquenets demandans leurs payes, ainsi qu’ilz firent eu arrivant à Naples, ledict prince eust pris une autre résolution ; mais possible ne fust-elle esté si louable que ceste retraicte.
J’ay ouy dire à aucuns anciens que, lorsqu’il fallut à l’admirai Bonnivet abandonner du tout l’estât de Milan, y ayant esté très-mal mené de messieurs de Bourbon et de Pescayre, et des soldats impériaux, à la retraicte qu'il luy fallut faire à Romagnano, que firent messieurs de Bayard et Vandenesse qui en avoient la charge, estant ledict amiral Bonnivet blessé et se faisant porter en litière, s’ilz n’y fussent esté tuez, que la retraicte s’en alloit estre des plus signalées. Dès qu’ilz furent morts, un cbascun perdit cœur, ayant perdu leur principaux chefs et appuvs, et s’en allèrent tous à la desbandade et en désordre; de sorte que les impériaux en eurent tel marché qu’ilz voulurent. Et disent les Espaignols' qu’ilz leur prirent sept pièces d’artillerie, que les soldats menèrent dans Milan, bien ramées’ et couvertes de feuille?, d’arbres , en signe de grand triomphe. Tant que messieurs de Bayard et Vandenesse demeurèrent en vie, tout alla bien, et se retiroient nos François lousjours en fuite de loup; mais leur mort apporta tout deuil, tout malheur et toute confusion. On dit’ que