‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de FranceChapitre 188 sur 251 · En · texte numérisé non relu

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DES DAMES

justice en la dernière assemblée d'estatz tenue audict Portugal, auparavant le décès du dernier roy cardinal 1 ; et ce fust aussi pourquov elle arma soubz M. d’Estrozze pour y fère une brèche, le roy d’Espaigne lors l’a iant usurpé; et ne s’en fut arrestée en si beau chemin sans des raisons que j’allégueray ailleurs une autre fois.

Je vous laisse doncq’ à penser si ceste maison de Boulongne estoit grande : ouy, telle qu’une fois j’ouy dire au pape Pio quarto, estant à table, ainsi qu’il bailla à disner après sa création aux cardinaux de Ferrare et de 1 Guise, ses créateurs’, qu’il tenoit ceste maison si grande et si noble qu’il n’en sçavoit en France, telle qu’elle fust, qui la surpassast en ancienneté, ny valeur, ny grandeur.

C’est bien contre les malheureux détracteurs, qui ont dict que ceste revne estoit une Florantine et de bas lieu : on peut voir le contraire. Au reste, elle n’estoit si pauvre qu’elje n’ayt porté en mariage à la France des terres qui vallent aujourd’huy six vingts mille livres comme sont les contez d’Auvergne, de Lauragais, les seigneuries de Lèverons, Donsenac, Boussac, Gorrèges, Hondecourt, et autres terres, toutes de la succession de sa mère ; et encor pour son dot heut plus de deux cens mil escuz ou ducatz, qui vaudraient aujourd’huy plus de quatre cens

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