Ordinaire, habituelle
DES DAMES
Premièrement, il y avoit mesdames les filles de France. Je les mets les premières; car jamais elles ne perdent leur rang et vont devant toutes autres, tant ceste maison est grande et noble, sçavoir 1 :
Madame Elizabeth de France, despuis reyne d’Espagne;
Madame Claude, despuis duchesse de Lorraine;
Et madame Marguerite, despuis reyne de Navarre;
Madame la sœur du roy, despuis duchesse de Savoye;
La reyne d’Eseosse, despuis reyne dauphine, et reyne de France;
La reyne de Navarre, Jeanne d’Allebrel;
Madame Catherine sa fille, aujourd’huy Madame la sœur du roy;
Madame Diane, fille naturelle du roy ’, despuis légitimée, et madame de Castres, et en secondes nopces madame de Montmorency, et puis madame d’Angoulesme *;
Madame d’Anguien, de la maison de Sainct-Pol et Touteville, héritière*;
1. Le Laboureur, qui, dans les Additions aux Mémoires de Gistelnau, a été le premier à faire connaître Brantôme dont il a donné de nombreux extraits, a publié, entre autres, la notice de Catherine de Médicis. Il a accompagné cette énumération des dames de la cour de notes dont nous avons profité, et où il a corrigé quelques erreurs commises par notre historien.