‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de FranceChapitre 24 sur 251 · Voyez tome I, p · texte numérisé non relu

Voyez tome I, p

ESPAIGNOLLES.

Dieu, faites-moy responce, sinon mon mullet est làbas qui m’attand » ; comme voulant dire : « Si vous « ne me despeschez viste, je m’en retourne sur mon o mullet. » Quel fou, fad, glorieux estoit cest hydalgo, et plaisant pourtant avec son mullet!

Le marquis de Pescayre estant à la bataille de Ravanne et combattant vaillammant, luy ayant esté donné pour gouverneur un fort honneste homme, qui se nommoit Placidio de Sangro, cavallero muy noble y esforzado' , après avoir combatu, et l’pn et l’autre, longtemps fort courageusement, considerando el pc/igro del danno vezino, buelto al marques le dize : « O! cavallero valeroso , pues que no es cosa h de anima varonil , sino de loco del todo, contrastar a tanto tiempo con la fortuna contraria , porque en « tanto que el cavallo esta sano y las fuerças baslan, « no os librays de la muer te, y os gardays para me- « jor ventura. » Estonces el marques le respondio : « De buen grado obedesceria , o Sangro muy fiel, a « este consejo sa/udab/e, si me persuadicrades cosa « tanto honrosa quanto segura; antes quiero yo que « me lloren mis amigos muerto con honra, que yo « llore affrentosamente , con huyda infâme en casa , « tantas muertes de tan grandes capitanes*. » a Con- « sidérant le péril du dommage voysin, tourné vers « le marquis, il luy dist : « O cavailler valeureux, « c’est peu de chose pour un noble et généreux cou- « rage, sinon d’un fou du tout, contester si long- « temps contre la fortune contraire. Par quoy, cepen-

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