Voyez Vallès, ibid ., fol. 28 v
ESPAIGNOLLES.
Al
tout incomparables; plus de quarante à cinquante de sept à huict cens; si bien qu’il y avoit trois ans que ce grand roy avoit mis tous ses espritz , ses effortz, ses desseings et ses moyens : et puis m’allarent dire ceste rodomontade, qu’un an ad vaut que l’armée partist du port, cl rey havia rnandado a la gran nuir Oceano, que se apurej tisse para recebir en su reyno y aguas sus vasselles , non propriamenle eusse lies, para dezir verdad , mas montaignas de legne ; y tan bien a los vientos, para cessar y callarse, y favorescer sin ninguna tempestad a la navigation de su armada ; la sombra de la quai queria el que hiziese caer y baxar con gran kumilidad, no solamente los arboles y masteles de los navios, mas las puntas de los campanillos de toda F Ingalatierra. « Le roy d’Espaigne avoit commandé un an avant à la grand’mer océane qu’elle s’aprestast pour recepvoir en son royaume et en ses eaux ses vaisseaux , non pas proprement vaisseaux, pour dire le vray, mais des montaignes de bois, et en manda de mesmes aux vents pour caller, se taire et favoriser à la navigation de son armée, l’ombre de laquelle il vouloit qu’elle fist baisser et choir avec grand’humilité devant soy, non seullement les arbres et matz des navires, mais les pointtes des clochers de toute l’Angleterre. »
Certes, voylà une belle rodomontade et menace espaignolle, si la fortune cust voulu favoriser l’entreprise. Mais ceste grand’armée s’en alla en rien, moitié par la prévoyance et conduicte de ce grand capitaine le millort Drap ', l’un des plus grands capi-