Les huit mots qui précèdent ont été ajoutés par Brantôme
ESPMGAOLLES.
que vuestra sangre, caya en el suelo. Y, porque veo ya las manderas de los enemigos acercarse, os encargo que saqueis de vergüenza el nombre y gloria de vuestra Espaiïa. « Cavailliers, je croy très bien que je ne vous sçaurois croistre le courage par parolles, et aussi je suis très assuré que la veue de la bataille ou assaut qui se prépare pour venir à vous ne vous peut donner aucune craincte; ce que vous avez tant désiré, vous l’avez trouvé, qu’est de voir et venir aux mains avec vos ennemys. Tout ce qui touche à ma charge et mon estât de pourvoir avec grande dilligence, je l’ay fait. De [ce] qui reste, il gist en vos valleurs et de vos bras. Je vous prie que vous vous souvenez du nom d’Espaigne, laquelle ne sceut jamais que c’est que d’estre vaincue ; et si vous me respondez que de cela les Espaignolz ne s’en peuvent louer, puis* leurs enseignes et drapeaux sont encor entre les mains des François despuis le jour de la bataille de Ravanne, certes je le vous confesse ; mais voyez aussi que ç’a esté une si sanglante victoire, que les mesmes François confessent qu’il eust pieu à Dieu qu’ilz fussent estez vaincuz, pour avoir eu une victoire si luctueuse et plorable’. Souvenez-vous qu’en ceste mesme terre que vous foulez de vos piedz, ce grand Charlemaigne fut vaincu et deffaitavec ses douze pairs. Nostre don Alphonce le Chaste’ souloit dire que mieux valloitet y avoit plus de gloire de conserver le sien et son acquis que