‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 2)Chapitre 43 sur 77 · Que · texte numérisé non relu

Que

a à rey don Herodes para vengarme di

e porte simplemen r affecte de prendre si an sérieux peut passer ion pour un juron, mais pour une simple facétie.

). Beso las manos, seiior Jésus y tarabien à Vos, san Pablo, I san Pedro, y i todo; vosoiros apostoles y satitoï de vida

a talanca, que tan mal su fuego m

UREMEN5 ESPAJCNOLS. I99

I,e brave M. de Bayard ne fit pas cela; jel, ainsi que dit son Roman 1 , estant un r persécuté d'une forte fiebvre chaude, de telle façon qu'il en brusloit, il implora M. saincî Anthyone en luy faisant telle oraison : « Ah! monsieur Anthoyne, mon bon sainct et seigneur, je vous supplie avoir souvenance lorsque nous autres François nous allasmes jetter dans Parme, que les Impériaux vouloient venir assiéger : il fut arresté qu'on brusleroit et abattroil-on toutes les maisons et églises qui estoient aux faux-bourgs. Je ne voulus jamais consentir que la vostre fust abattue, bien qu'elle fust de grande importance; mais je m'y allay jetter dedans avecques ma compaignie ; si bien que je la garday, et demeura entière. » Ceste oraison faicte, au bout de huict jours M. de Bayard fut guery.

A propos de baiser les mains, un prescheur en Espaigne preschant le premier dimanche de caresme, et touchant l'évangile de ce jourlà et de la tentation de Satan à l'endroict de nostre Seigneur, venant sur ce poinct qu'il luy dit qu'il se jettast du haut du pinacle du temple en bas, et que puisqu'il estoit fils de Dieu, il seroit aussy tost relevé des anges sans se faire mal, sur ce le prescheur dit tels mots : « Jésus, comme un cavalier bien appris, repondit ainsi : u Je vous baise les mains, seiu gneur Satan; j'ai un autre escalier pour « descendre', i

!. Jésus, cnmo caballero muy bien criado, respondiô iri : ' - - inas, sefior Saran, Tengo yo otra escalera para basai".

200 Discours sur les sesmens

Je sçay un très grand prélat qui fit une quasi pareille faute (et sans penser) que cellelà, car je l'ouys : lequel preschant ce mesme jour à Fontainebleau devant le roy, la reine et toute la cour, où il y avoit deux ou trois cens huguenots, et touchant ce mesme poinct de la tentation, il dit : it Hé! diable mon amy, que vous ay-je faict pour me vouloir tenter ainsy? »

Ce mot là ne fut pas plustost dit qu'il fut relevé de plusieurs de l'assistance, mesmes des huguenots, qui s'en mirent à rire avecques une sourde rumeur, dont après ils en firent bien leur proffict. Le sermon achevé, s'estant enquis a aucuns de ses gens pourquoy on avoit ry, ils luy dirent parce qu il avoit appelé le diable son amy; dont il en fut si fasché, qu'il dît l'avoir dit à l'improviste et sans y songer, et qu'il voudroit avoir donné dix mille escus, et tenir le mot dans la bouche.

Or il faut noter que aucuns de ces Espaignols ayment tant à dire de bons mots, qu'ils n'espargnent ny religion, ny religieux, ny personne, ny chose quelconque qui soit.

J'allois un jour à Naples avecques le procache ', avecques qui vont toutes sortes de gens, selon la rencontre qu'ils trouvent. Par cas, estoit avec nous le sergent majour de Naples, qui portoit le nom de Caravajal, gallânt homme certes. Il ne faut point demander si l'on est mal traicté par les mains de ce procache. Après que nous eusmes disné en

EMENS ESPAIGNOLS.

une ville qui s'appelle Belllstre 1 , aussy mal qu'il est possible, et de très meschame viande, on nous porta pour le fruict deux plats de sallade, où il y avoit des herbes que fe diable n'en eust pas mangé, tant elles estoîent sauvages et ameres. Dans deux autres plats à part il y avoit un peu de vinaigre et force huile, comme il y en a force en ces quartiers, et aussy qu'ils n'y veulent que fort peu de vinaigre. Caravajal, voyant ce beau mets avecques ceste grande quantité d'huile s'escria du haut de la table où il estait, et moy près de luy : « Messieurs, qui a envie de mourir, de vous autres, que voici l'extrême onction'? n parce que l'extrême onction se faict d'huile. Nous nous mismes tous à rire, fors un moyne qui estoil présent,, qui dit : « Monsieur le capitaine, ces paroles ne sont pas bonnes à dire". »

Le capitaine luy respondit : « Monsieur le moine, ces herbes ne sont pas bonnes à manger. Prenez donc cette huile, et la portez à votre vicaire 4 . « Le pauvre moyne demeura estonné; et fallut qu'il beust ceste-Ii, bar l'autre ne s'en soucioit guieres.

Un pauvre un jour demandant l'aumosne à un soldat, et Qu'il prieroît Dieu pour luy, il met la main à la bourse, et luy donne une realle, en disant : « Tiens, |e ne prête point à usure 6 ,n

r. Velletri.

l. Senores, quiet! qufere morîr de voiotros, que aqui esta la «tréma uiidon?

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