‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 2)Chapitre 48 sur 77 · U> qi · texte numérisé non relu

U> qi

lelosM js soldados ; pues mirad adon

ET JUREMEN5 ESPAIC

si sacrée ne saurait faire mal '. » Le médecin luy respondit : * fils de putain! qu'as-tu dit? Qu on lui donne de l'eau tout son saoul" Ainsy l'abandonna M. le médecin à boire son saoul d'autre eau, et ne toucher à l'eau beniste, qui a bien plus d'autres vertus que ' la boire, ainsy que j'en vais faire un

me.

M. de Crignaux, gentilhomme de Perigord, brave et très-habile en son temps, et chevallier d'honneur de la reyne Anne de Bretaigne, fut une fois envoyé en ambassade vers le pape Jules par le roy Louis XII son maistre. Par cas >, un jour estant au palais de Sainct-Pierre, il veid sortir cinq ou six cardinaux, faisans bien des empressés, qui alloient jeiter le diable hors du corps d'un pauvre homme. Il les pria de l'attendre un peu qu'il eust dict un mot à Sa Saincteté, et qu'il vouloit aller avec eux pour voir ce mystère qu'il n'avoit jamais veu.

A qui ils dirent, par une grande speciauté*, qu'il ne falloit pas qu'il y vinst, parce qu'il ne s'estoit pas confessé, et mis en estât et bonne dévotion comme eux : d'autant que ces malins esprits souloient*, quand on les chassoit d'un corps, s'aller aussy tost rejetter dedans un autre, s il se trouvoit en son che-

[ . Dadme pues un poco de agua bendiia para beber, que cosa tan bendita y sagrada no puede hacer mal.

ï. O! hijo de jiuta, que habeis dicho:' Dénie quanta agua quisiere.

j. Par hasard.

Page 1