Le loyal serviteur
2, Jésus, como caballero muy bien criado, respondiô asi : Beso las manos, senor Satan . Tengo yo otra escalera para baxar .
200 Discours sur les sermens
Je sçay un très grand prélat qui fit une quasi pareille faute (et sans penser) que cellelà, car je Touys : lequel preschant ce mesme jour à Fontainebleau devant le roy, la reine et toute la cour, où il y avoit deux ou trois cens huguenots, et touchant ce mesme poinct de la tentation, il dit : a Hé! diable mon amy, que vous ay-je faict pour me vouloir tenter ainsy ? »
Ce mot là ne fut pas plustost dit qu'il fut relevé de plusieurs de l'assistance, mesmes des huguenots, qui s'en mirent à rire avecques une sourde rumeur, dont après ils en firent bien leur proffict. Le sermon achevé, s'estant enquis à aucuns de ses gens pourquoy on avoit ry, ils luy dirent parce qu'il avoit appelé le diable son amy; dont il en fut si fasché, qu'il dit l'avoir dit à l'improviste et sans y songer, et qu'il voudroit avoir donné dix mille escus, et tenir le mot dans la bouche.*
Or il faut noter que aucuns de ces Espaignols ayment tant à dire de bons mots, qu'ils n'espargnent ny religion, ny religieux, ny personne, ny chose quelconque qui soit.
J'allois un jour à Naples avecques le pror cache *, avecques qui vont toutes sortes de gens, selon la rencontre qu'ils trouvent. Par cas, estoit avec nous le sergent majour de Naples, qui portoit le nom de Caravajal, gallant homme certes. Il ne faut point demander si l'on est mal ti^aicté par les mains de ce procache. Après que nous eusmes disné en