‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 3)Chapitre 117 sur 179 · Génois · texte numérisé non relu

Génois

2. Fa quatordici, messer Domine Dio (messire Seigneur Dieu) ; o tu perdi un anima cristiana.

3. Yo so ben che messer Domine Dio mi vol dar oggi qùalche stretta ; ma, tu mentirai, dit-il en regardant le ciel, chMo no giuocarô più.

2i6 Discours sur les sermens.

sentir : lequel il laissa en le voyant contrit et repentant, et que luy-mesme eut le plus grand peur que tous les autres durant la tempeste.

Il avoit raison; car Dieu s'en irrita, comme il fit paroistre. Du despuis il s'en corrigea, et le vis ne jurer ni blasphémer plus tant comme il faisoit : et, quand on luy en faisoit la guerre qu'il estoit devenu sage, il respondoit : « Le 'danger de Livourne m'épouvante encore*. »

Il seroit besoing que Dieu quelquesfois donnast tout à coup ainsy des cnastimens à ceux qui le jurent si execrablement. Ils s'en corrigeroient, et les autres y prendroient exemple : car enfin ce n'est qu'une accoustumance aysée à s'en defFaire, ainsy que j'en ay veu l'expérience en plusieurs.

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