‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 3)Chapitre 14 sur 179 · Avant son retour au camp espagnol · texte numérisé non relu

Avant son retour au camp espagnol

2. Conoces un tal, ô es su amigo? Ruegue à Dios por él, porque tiene pendencias conmigo.

3. Estas son mis misas, hacer cuchilladas, y matar hombres, y quebrar las muelas à una puta {a).

{a) La messe étant dite à jeun, cela revient à dire ; chaque

Rodomontades espaignolles. 35

Lorsque l'empereur passa par France, il y eut un capitaine espaignol avec iuy, qui, voyant entrer un jour le chevallier d'Ambres, bravasche autant ou plus comme Iuy, et avec cela très vaillant, il vint demander à un autre : a Monsieur, ce cavalier est il aussi vaillant qu'il est fier * ? » Et Iuy estant respondu^u ouy : « Par Dieu, dit-il, il peut donc se comparer à moi*. »

Ce chevalier d'Ambres, ayant entendu ceste parolle, vouloit fort s'aller esprouver contre Iuy, sans la deffense que le roy avoit faicte de ne quereller aucun Espaignol. M. de Bussi avoit cela que, s'il fust venu à la cour quelque brave nouveau, de le quereller et se battre contre Iuy.

Un soldat espaignol disoit : « Je ne sçai que faire pour consoler mon espée, qui se plaint de moy, et qui se désespère de ce qu'il y a si longtemps que je la fais reposer, et qu'elle ne remporte aucun avantage sur ses ennemis'. »

Voylà une bonne espée, et aussi bonne que de l'autre, qui disoit de la sienne, en la tirant à demy : « espée I si tu sçavois parler, tu dirois combien tu as tué d'hommes * ! »

Un autre, que l'on louoit devant Iuy, il

matin, avant mon premier repas, j'ai blessé et tué des hommes et cassé les mâchoires d'une p...

Page 1