Mais bien entendu
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sorte que les soldats n'auroient aucun besoin de cette ordonnance ; eux, qui estant affaiblis par le sang qu'ils avoient répandu en tant de Dattailles et de victoires, meritoient, pour l'honneur dû à leur valeur, non seulement d'estre portés par des chevaux, mais encor d'estre conduits dans des chars de triomphe, comme les anciens consuls et empereurs romains dans leurs jours de gloire et de triomphe *. » Voyez quelle brave superbité !
Moy, estant un jour au Louvre, je vis entrer deux soldats espaignols braves et bien en poinct, et de fort belle façon. Je cognus aussy îost qu'ils estoient Espaignols; et, d'autant que mon humeur a esté tousjours de les aymer, les practiquer et entretenir (comme certes parmy les gens de guerre il me semble n'estre point plus brave entretien que du soldat espaignot, car il triumphe de discourir de son art), je me mis à les accoster et à raisonner en espaignol ; car j'ar veu que j'avois ceste langue aussi familliere que la mienne, et telles gens sont fort aises quand
I . El quai, con arroganda y con gesto y palabras desbaratadas de enojo, en un corillo de soldados^ commenzô, qujsi razonandd en publico y braveando : que si hallaba hombres semejantes a si en animo y juido, que trabajaria de modo que los soldados no tuviesen necessidad de aquella patente, I08 quales siendo debilitados por la sangre derramada en tantas batallas y victorias. merecian, por la honra de su valor, no solamente ser llevados â cavallo, mas en carros triumphales, a manera de los antiguos consules y emperadores romanos en sus glorias y triuiSbs.
(Rédt copié comme bien d'autres dans le texte espagnol de VHistoire du marquis de Pescaire^ par Vallès, où M. LU' dovic Lalanne les a retrouvés successivement.)
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ils rencontrent un estrançer qui parle leur langage. Je leur demandis dont ils venoient; ils me respondirent : « De Flandres, monsieur.
— Et quelles nouvelles ? leur répliquai- je. — Il n'y en a point d'autres, monsieur, me direntils, sinon que, quand nous sommes partis, il y a six jours, il arriva au prince de Parme douze cens hommes des vieilles compagnies de Naples, les plus braves et les mieux montés qui sortirent jamais du royaume, si bien armés, si brillans d'or et d'argent, et si bien ornés et empanachés de grandes et oelles plumes à la manière des anciens soldats et légionnaires romains, auxquels ils se peuvent égaler en toute manière; de sorte qu'à présent la Flandre ne peut plus tenir, puisque cette • brave cavalerie est jointe avec notre infanterie espaignoUe, qu'on peut appeler la fleur de toutes les autres nations, sans faire tort pourtant aux soldats frariçois, qui certainement sont braves; mais où sont les soldats espaignols, tous les autres doivent caler' avec raison, comme vous' le pouvez bien savoir', puisque vous les avez vus et pratiqués, comme je le connois à votre maintien et à votre discours soldatesque*. »
1 . Se taire, se sooimettre. Nous avons calar avec ce sens en langue d'oc .