De milices communales
2. Rappel un peu enflé des campagnes heureuses d'Alexandre Farnëse, commencées en 1590, terminées en 1592, lorsqu'il fut blessé à mort devant Caudebec.
). Laredo, province de Burgos.
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ma seconde mère, à qui, en reconnoissance de tant de grands bienfaits que j'ay reçus de vous, ne pouvant pour le présent faire ni mieux ni davantage, je fais présent de ce pauvre corps infirme et de ces pauvres os secs et débiles*.
Ainsy, ayant parlé les larmes aux yeux, il salua très courtoisement tous les seigneurs qui estoient venus au devant de luy; et, s^acheminant peu à peu par terre à son monastère, il passa à Vailledollid où il veid son petit-fils etnlleul, Charles le princed'Espaigne, à qui il fit de fort belles leçons pour ensuivre ses prédécesseurs. Considérez, s'il vous plaist, l'humiliation de ce grand empereur ! luy qui, en son temps, avoit cru, par manière de dire, que la terre n'estoit pas assez digne de le porter, s'agenouiller à elle! Hélas! il ne l'eust pas faict, si la vieillesse, la malladie, et l'indisposition, qui font humilier les plus orgueilleux, ne l'y eussent poussé.
Ce sont esté ceux, et sont encor, par lesquels le grand roy d'Espaigne donne terreur à tous SQS ennemys, soient cachés, soient descouverts, que quand on parle qu'il y a en son armée seulement huict mille Espaignols
I. Dios os salve y guarde (â), o mi querida madré. Como desnudo soy salido del vientre de mi madré, y como desnudo tambien me vuelvo à ti, como â mi segunda madré, à laquai, en fovor de tan grandes merecimientos (b) que yo he recebido de ti, no podiendo por ahora, ni mas, ni mejor, yo le hago un présente de este pobre cuerpo enfermo, y de estos poores huesos secos y debilitados.
(ds pieu vous sauve et garde.
{b) A qui pour le plaisir de tant de choses méritoires.
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naturels', on s'este de là, et faict-on place. Et, ce qui est plus à remarquer en toutes ces telles factions', c'est qu'ils n'y sont allés, ny ne les ont exploictées par des montaignes, grands monceaux et nouées' d'hommes^ mais par de petites troupes. Car il ne s'est jamais trouvé dix mille Espaignois naturels tout à un coup ensemble, que la plus grande ne montoit pas à plus de huict à neuf mille; desquels, en quelques combats désastreux pour eux et battailles infortunées, quelque grand carnage qui ait esté, jamais on n'a veu, ny leu, ny ouy qu'on ait trouvé estendus morts sur la place trois mille Espaignois, et n'en desplaise aux battailles de Ravenne et de CerizoUes, assez malencontreuses et sanglantes pour eux. Certes, il en mourut près de trois mille à Saincte-Maure en Dalmatie, assiégées des Turcs; mais ce fut par une longueur de siège, par une grande fatigue et famine du dedans, et par faute de secours, après avoir faict si bien ; mais pour le coup de main, il en mourut peu, je dis en combattant. Au siège et prise de Castromoro, il en mourut aussy force, fust ou du fil de l'espée ou à la cadene^. Au siège de Metz, il en mourut aussy une grande quantité; mais le ciel leur fit bien autant de mal aue les hommes; si bien que l'on dict que 1 empereur Charles estant devant et ayant