Harto es, pues que no puedo morir dos veces
). Cab de diou, lou cab. You donne lou reste per un hardyt (a), 4. Harto es. Yo muerto, que me lleven à la camiceria (b).
(a) Pour un ardi. Le ardi était un liard, et en disant liard nous répétons le même mot changé en apparence par l'adjonction oe l'article /i (le). C'est un de ces redoublements comme notre langue en a plusieurs. Le ardi valait trois deniers ; il se disait ardite en Espagne, ardit en Catalogne et en Languedoc.
(b) Allusion à l'usage de pendre la viande au croc.
mais le juge respondit bien mieux : â Au moins ne laverai-je point mes mains pour condamner un aussi fripon que toi * . »
Un autre dict aussy bien, estant condemné d'avoir les deux oreilles coupées. Ainsy que le bourreau lui eust haussé les cheveux pour les voir et les luy couper, et ne les ayant point trouvées, le bourreau luy dict en colère : «Te moques-tu donc ainsi du monde?'»
L'autre lui respondit : « Corbleu*! suis- je donc obligé de fournir des oreilles tous les mardis*? » Pensez que c'estoit un mardy qu'on les luy avoit coupées auparavant, et que pour cela il n'en amanda ny n'en empira son marché.
Voylà comment ces marauds se gaudissent sur le poinct de la mort. Ce ne sont pas eux seulement, mais gens de plus grande estoffe et de plus saincte vie qu'eux; ainsy qu'il advint à un frais bernadine* espaignol. Ainsy qu'il estoit sur les agonies de la mort,. et qu'un sien compaignon le vint consoller et remonstrer qu'il n'en mourroit point ce c<»ip, et que pour le seur il estoit prédestiné deiroourir un jour prélat, il luy respondit plaisamment • :
1 . A lo ménos, no lavaré mis manos, para condenar un tan gran vellaco como vos.