Vaillant homme
}. Senor, de quantos soldados es compuesta esta armada ? ~ Senor, me respondit-il, yo le dire : hay très mil Itaiianos^ très mil Tudescos, y seis mil soldados.
4. Le mépris ne ressort pas positivement des termes, qui peuvent correaement s'interpréter ainsi : Nous sommes six mille soldats, plus trois mille Italiens et trois mille Allemands. Gomme on s'adressait à lui en espagnol, l'Espagnol jugeait inutile de se qualifier tel.
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gnols, disant et affirmant que les Italiens ne les avoient jamais surpassés que ce coup ; mais ouy bien les Espaignols, les Italiens • en mille enaroicts.
Surquoy il nous fit un conte qu'il tenoit d'aucuns vieux capitaines, que, lorsqu'il fallut à Anthoine de Levé s'aller jetter dans Pavie, que le roy Françoys I alloit assiéger, il demanda surtout à M. de Bourbon, à Charles de Lannoy et au marquis de Pescayre, que sa garnison fust completle et parfaicte du tout des bandes espaignolles; mais .on ne luy octroya que quatre cens Espaignols, et le reste Tudesques et Italiens; et mesmes les capitaines et soldats espaignols lui refusèrent à plat qu'ils n'y iroient point, encor qu'il fust fort aymé et cogneu d'eux; car, disoient-ils « que les compagnies espagnoles ne dévoient, en aucune manière, être employées à la garde des villes; mais qu!on en devoit faire un corps d'un ordre invincible, et les garder pour les choses incertaines, difficiles et périlleuses de la guerre*. »
C'est bien se louer cela; mais aussy ils avoient raison; car, tant aue ce corps de soldats espaignols a esté bien terme, solide et bien joint ensemble, ils s'en sont bien faict accroire ; et mesmes ceste fois là, car ils furent le prin-
1 . Mab, bien entendu, les Espagnols avaient surpassé les Italiens en mille autres endroits.
2 . Que las compaîiias espaholas en ninguna manera debianse repartir por guardias de ciudad : si no, que debian ser adjuntadas en un cuerpo de orden invencible, guardadas por las cosas indertas, dificiles y escabrosas (a) de la guerra.
(a) Scabreuses.
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cipal gain de la bataille de Pavie, conduicts par leur brave marquis de Pescayre. Aussy, lorsqu'il eut fait rompre le parc^ et qu'ils commencèrent paroistre dans le champ de battaille, ils commencèrent tous à crier : « Voici le marquis avec ses Espagnols*. »
Aussy eux et luy se raportoient si bien ensemble en toutes façons, que jamais ils n'ont esté battus ensemble, tant leurs créances des uns et des autres se correspondoient ', si bien qu'ils ne se contredisoient en rien quand il falloit quelque chose de beau. Si que souvent, estans prests à se amutiner pour leurs payes, aussy tost qu'il les avoit arraisonnés le moins du monde ils estoient aussy tost gaignés :
mesmes qu'un jour, les voulant mener à une entreprise en l'estat de Milan contre nous, et aucuns se mutinans, et demandans deux payes avecques les Tudesques qui en demandoient de mesmes, M. le marquis ne leur ayant dict que ce seul mot : qu'il ne s'attendoit nullement d'eux, ny de leur brave courage, aucun refus, « non pas seulement pour faire trembler l'Italie et la France, mais encore pour leur faire la loy* »; soudain tous d'une voix se mirent à crier : « Allons, allons où vous voudrez ! les soldats espagnols ne vont point à la §uerre en ouvriers, selon la coutume des solats mercenaires, mais pour gaigner de la