Voy. vol. >, p. 2 5 2 et suiv
2. Retenus en Espagne comme otages pour l'exécution du traité de Madrid, janvier 1526, en vertu duquel François I«*",
2^6 Livre II, Chapitre II.
lequel faisant du mussart ', ou plustost voulant se desdire sur ladicte dellivrance, et faisant aussy du renard, pour amuser tousjours mondict sieur de Montmorency, sans palier autrement, luy envoya incontinent M. de La Guyche, gentilhomme de la chambre du roy, luy dire qu'il advisast à luy tenir sa parofle sans Tamuser davantage, autrement qu'il le deffioit de sa personne à la sienne, pour luy faire tenir ce qu'il luy avoit promis sur ladicte dellivrance, et qu'il rattendoit avec une bonne espée. Ledict connestable n'eust pas plustost ouy ces mots, bien qu'il fust brave et vaillant, qu en un tournemain exécuta aussitost ce qu'il avoit tant délayé.
Je conterois force autres deffis de grands, et appels, mais jen'aurois jamais faict : comme celluy qui se tist du règne du roy Charles^ entre M. le mareschal d'Amville, aujourd'huy connestable, et M. de Longueville *, qui se deffiarent tous deux au Pré aux Clercs à Paris, ayant chascun son second. M. le mareschal avoit le chevallier de Batresse', son lieutenant de gens d'armes, et M. de Longueville La Gastine, son lieutenant aussy. De dire le subject de leur appel et à quoy il tint qu'ils ne se battirent, cela seroit trop long.
prisonnier des Espagnols, recouvra sa liberté. Les enfants de France ne furent rendus qu'en 1530.