‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 4)Chapitre 38 sur 157 · I. voy. t. v, p · texte numérisé non relu

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gnols qui les premiers desfiarent, et ce^ plus de gayetté de cœur que pour autre subjects, car il y avoit pour lors tresves entr'eux. Les François les prinrent aussitost au mot, et Dieu sçait s'ils y eussent failly, et faillirent non plus au jour et au lieu assigné, près la ville de Monervine; j'ay veu le lieu, qu'aucuns de là m'ont monstre par speciauté. Tous y firent ce qu'il falloit faire en gens braves et vaillans. Ceux qui en ont escrit et parlé à l'advantage des Espaignols, et comme aussy je l'ay ouy dire à aucuns de ces pays là, à Naples et tout, disent que les Espaignols vainquirent les François à cause d'une ruse qu'ils trouvarent, de ne donner aux hommes, du premier abord, de leurs lances (car ils estoient armez à la gendarme, comme de ces temps ces* armez leur estoient fort usitées), mais aux chevaux et les tuer, à cause d'une maxime qu'ils tenoient et observoient fort : muerto el caballo, perdido Phombre d' armas \ Nos François disent le contraire, bien que l'opinion et l'entreprise des Espaignols reussist très bien ; car la plus grand'part des chevaux françois furent tuez; mais le brave M. de Bayard, et M. d'Orose, très vaillant aussy, leurs chevaux estans demeurez entiers, repararent le tout, ainsin que je le manifeste en un endroict de mes Rodomontades espaignolles, où ce grand capitaine Gonzalo mesmes confesse les Espaignols n'avoir si bien faict comme il cuydoit, et comme il les avoit envoyez pour faire

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