I . Il faut suppléer : le baron
i86 Livre II, Chapitre II.
M. de Longueville, et puis enseigne du prince de Gondé : il esloit un brave et vaillant homme, et qui, un peu advant le combat de la Hyre, avoit aussy combattu en estaquade et vaincu son ennemy; tous deux m'en ont faict leur conte.
Mais pour tourner encore de dire que le soleil est bien plus propre et plus amy des armes que la lune, nous lisons que ces vaillans et indomptables Parthes, qui ont faict si bien la barbe à ces superbes Romains, dompteurs du monde, ne combattoient jamais de nuict, ny ne faisoient nulle faction de guerre, mais, tout ainsin que finissoit le jour, leur journée de guerre finissoit aussy; si bien que Crassus, lorsqu'ils le desfirent et le chassarent hors de leur pays, par la totale ruyne et grande honte et de luy et de ses armes, le premier jour Payant battu, rebattu, et desfaict la plus grand part de ses gens, ils les pouvoient achever s'il les eussent poursuivis la nuict; mais estans sur le poinct de leur victoire, les ténèbres intervenues, cessèrent : et tenans ladicte victoire entre les mains, la laissèrent et la remirent au lendemain que le soleil eust ramené ses chevaux boire de la mer, comme disent les poètes; et lors ils parachevèrent d'accabler, mais non sans peine, car il leur fallut faire une grande cavalcade pour le suivre, ayant gaigné de longue parla faveur de la nuict ^ Voylà la superstition de ces Parthes, laquelle est pourtant recomman-