I . Voy. la vie de Marcus Crassus, dans Plutarque
Discours sur les Duels. 187
dable et admirable pour beaucoup de raisons que je deduirois, et sur lesquelles M. de Bussy se fondoit, et pour lesquelles observer en fut fort estimé , mais non tant de la presumption qu'il eust de deffier luy seul Grantmont et Mauleon, car ils esloient très vaillans gentilshommes. M. de Grantmont le monstrà à sa mort; mais jamais Herculle n'en combattit deux, comme dict le proverbe \ qui pourtant est pedentesque.
Sur quoy il me souvient d'un conte du feu seigneur de Genzac, gentilhomme gascon, brave et vaillant, et qui estoit escuyer du feu roy Henry 11% François second et Charles IX% en la grand' escuyerie, et fort bon homme de cheval et de pied, et mourut au siège de Bourge, aux premières guerres, d'une harquebusade, ayant une compaignie de gens de pied. Il estoit fort bravasche et haut à la main selon son païs, et outre, avoit pratiqué l'Espaigne et en parloit fort bien la langue. Un jour, ayant pris querelle contre le sieur d'Avaret, brave gentilhomme aussy, et l'un des braves et gallans de la cour, guidon de M. de Genlis, du temps des guerres espaignolles, et mourut à Orléans huguenot, et de peste, mort non digne de luy ; luy donc prest de mettre la main à l'espée, survint par cas fortuit un gentilhomme que je ne nomme poinct, et qui est aujourd'huy un très bon capitaine et grand seigneur, lequel dict : « Tout beau, tout beau, « Gensac ; je ne souffriray pas que mon com-