‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 5)Chapitre 117 sur 164 · Pour se fit remarquer · texte numérisé non relu

Pour se fit remarquer

Discours sur les Duels. 207

par exemple, un qui est offancé faict appeller celuy qui l'a offancé, et luy mande qu'il Pattenci en tel lieu avec telles armes, ou en pourpoinct, ou en chemise', avec respée et la dague, ou Pespée et la cappe, à pied ou sur un bon cheval, et une lance ou pistole, armé ou desarmé; ou que ce soit avec autres armes accoustumées ou non accoustumées. Il y en a d'autres qui disent que, s'il plaist à celluy qui est appelle il l'ira combattre, et s'il ne luy plaist il n'ira point, sinon armé comme il luy plaira, d'autant qu'il n'y a point de confidans, parrains et juges pour ordonner, disent ils, et décider des esTections d'armes, ny les desbattre, comme aux camps solemnels, et faut 3u'elles se concertent et s'accordent entre les eux parties, ou par les deux seconds ou autres, et mesmes faut que l'offancé s'accorde à tout

[)our avoir raison de son offancé ; autrement 'offançant luy trouvera une infinité de poinctilles, subterfuges et cavillations ', pour faire, s'il veut, de grandes remises à se battre. Bien est il vray que pour son honneur, il n'en doibt user; car, qui offancé il est tenu d'en faire réparation par les armes ou paroles : mais pourtant tel offancé, s'il estoit estropié d'un bras ou d'une jambe, il se peut accommoder de telles armes à son advantage sur son ennemy, qu'il luy plaira, et la raison le veut ainsin, et qu'en nos cours et ailleurs de nostre

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