Imbercourt
3. Quinones, lieutenant de Gonsalve de Cordoue, surnommé le Grand Capitaine.
Discours sur les Duels. 4;
Balde*, et don Francisque d'Altemeze; et puis envoya à M. de Bayard les armes, qui estoient un estoc* et un poignard, eux armez de gorgerin et segrette. M. de Bayard ne s'amusa point à autrement choisir. Son parrain estoit un Beliarbre, qui estoit son compaignon ancien d'armes; et pour la garde du camp M. de La Palisse, qui très bien s'entendoit en ces choses là. De l'Espaignol, et pour sa garde du camp, don Francisque d'Altemeze. Tous deux en tel estât, entrez dans le camp, chascun se mit à genoux pour prier Dieu; mais M. de Bayard se coucha de son long pour baiser la terre, et en se levant fit le signe de la croix, puis marcha droict à son ennemy, aussy asseuré comme s'il fust esté dans un palais à dancer parmy les dames, ainsin que dict le conte. Don Alopzo, de son costé, ne se monstra pas aussy estonné, et vint droict à son ennemy, et luy demanda : Senor Bayardo, que me quereys*? Il luy respondict : « Je veux « defFendre mon honneur » ; et, sans plus de parolles, s'approcharent et se ruarent tous deux chasaue un merveilleux coup d'estoc, dont de celuy de M. de Bayard fust un peu blessé don Alonzo au visage en coulant*; si se ruarent plusieurs coups sans autrement
1 . Don Pedro de Valdes, d'après le Loyal serviteur, auquel ces relations sont empruntées.
2. Longue épée droite, à deux trahchants, à Tusage des cavaliers.