Voyez t. V, p
94 Livre II, Chapitre II.
M. de Nemours, en mon livre qui traicte des grands capitaines qui ont estez de nos temps despuis cent ans. J'alleguerois force autres pareils combats anciens, mais ils sentiroient trop leur rance; pour ce je les obmets, et viens à nos modernes que nous avons veu en nostre France despuis vingt ans en ça.
J'accommanceray par celluy de Quielus* et d'Antraguet*, principaux querelleurs, et ce pour dames, Riberac*, et Chombert* le jeune, Allemant, secondoient et tierçoient Antraguet ; Maugiron * et Livarot • secçnaoient et tierçoient Quielus, qui tous seconds et tiers s'offrirent à se battre, plus par envie de mener les mains, que par grandes inimitiez qu'ils eussent ensemble. Ce combat fut très beau, et Faccompara on lors à celluy de Curyasses et Horaces, les uns Albans et les autres Romains, pour n'en avoir veu en France de longtemps tel, et de tant à tant, et sans armes aucunes deffencives. Reste que de cestuy cy en resta deux en vie, qui furent Antraguet et Livarot, et de l'autre des Romains et Albans un seullement. Antraguet avoit à faire avec Quielus, Riberac avec Maugiron, et Livarot avec Chombert. Ils