‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 113 sur 417 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Madame SAINTESCHOLASTIQUE, Madamk SAINTE. AGNÈS , Le CAPITAINE.

le CAPITAINE.

Prenons le ton grave et mystique nécessaire pour nous faire écouter.

SAINTE-SGUOLASTIQUE, apercevant le capiuine.

Miséria)rde !

SAINTE-AGNKS.

Ln homme!

i{>8 LES DRAGONS ET LES BÉNÉDICTINES.

SAINTE-SCHOLASTIQUE

Ua officier! à quels dangers on est exposé dans ce siècle maudit!

SAINTE-AGNÈS

Cependant il a 1 air réservé.

De grâce , mesdames....

SAINTE-SCHOLASTIQUE, l'ailoaciMnt.

Quel son de voix flatteur!

SAINTE-AGNÈS, de mimt.

Quelle figure intéressante! quel dommage que rc beau jeune homme, ne soit pas ecclésiastique!

SAINTÉ-SCHOLASTIQUE.

Appellerons-nous, Sainte- Agnès ?

SAINTE-AGNÈS

.Je n'en ai pas la force.

SAINTE-SCHOLASTIQUE

Ni moi, ma sœur.*

LE CAPITAINE, passant entre eUet^deiix.

Qu'avez-vous , mesdames? Aurais-je le malheur de vous effrayer ?

SAINTE-SCHOLASTIQUE

Mais, monsieur.... votre entrée ici....

LE CAPITAINE

Vous étonne, à ce qu'il ipe parait?

SAINTE-AGNES

Nous étonne? nous confond.

Elle n'a pourtant rien que de très- naturel. Lc*s

Page 1