‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 14 sur 417 · MA.DA1IS GERVAL · texte numérisé non relu

MA.DA1IS GERVAL

Mes procédés sont tout simples. Je^^vous ai promis ma main, je la^retire^

GEBMOV, MÎÛMUit M qpun.

Et moi , je la garde.

]irADA||E GSRVAL.

C'est ce que nous verrons.

"^ GERMON

C'est tout vu.

^ MADAME GERVAL.

Une femme de trente ans n'est pas ce qu*il vQÎis faut. *

pt GERMOir.

Au contraire, madame.

MADAME GERVAL.

Vous êtes obstin^ ; je le suis aiitaftt que vous.

GERMON. i

La conversation en sera plus animée.

MADAME GERVAL. ' ^

Il vous faut une femme jeune, jolie, aimante et d^ilc. ■ • ,

GERMON

Je ne compte point épouser un être clunérique.

Cette femme est toute ti'ouvée.

GERMON

Je nen veux pomt.

MADAME GERVAL. V

Monsieur Germon, je ne me consolerais pas d'avoir compromis celle que je vous propose.

Elle ne saurait Têtre : je M la cpiuiais^|>Él.

MADAM^E GEBVAL..

Elle n est pas faite §our éprouver on raâb. **

GEaMoir.

Gela se peut; mais je vcrtis épouse. ^

MADAJkIB. GER VAL.

Jamais , vous dis^je , jamais. Je vous parle sérieu* sèment, aussi sérieusement que j'aie parlé de ma vie. Vous épouserez cello que je vous destine. J'exi|^e cette preuTe de votreranour. Si vous me la .refusez, vous M m avez jamais |iimée.

GV^Woji.

Pour vous persuader qu on irous^aime, il faut vous are infid^e. YoiM avez uMiiaçon de voir les choses , (pi est un uni extraordinaire, au pioins. ^»

XABAMS GEUVAL.

Vous rendez-vous?

Non, en vérité. Mais lavez- vous que voàs iti'emharrassez? Brisons -là, jo voift prie, c'est pousyr Irop loin la plaisanterie.

MADAME GEEVAL, i!V« aflotincnt. ^

Mon ami , vous êtes bipn , honnête. - " ^

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