‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 15 sur 417 · G E R MO N · texte numérisé non relu

G E R MO N

Ce n'est pas une rais9i^pour vous moquer -de moi.

MADAME GERVAL.

Aussi , n'est-ce pas mou intention.

M GERMOI^.**

Vous vouiez donc mVprouver ?

3a LA MERE RIVALE.

MADAME GBaVAL.

Je n'cil 2l\ pas besoin.

GERMOir.

Que nHiiez^^ous donc ? car je m'y perds.

MADAME GERV AL.

Le bonheur de ma fille , le vôtre , et le mien , qui est attache à celui de deux personnes qui me sont «chères.

GERMON, étonne.

Quoi! madame....

Ne m'interrompez plus. Je confie à l'honneur le secret de Tinnocence. Vous avez fait sur ma fille une impreision que j'ignorais , et dont la violence excite mes alarmes. Elle est très-jeune ; mais ses sentiments ne sont pas à 4^daigner : il est même flatteur , pour un homme qui pense , d'avoir épanoui un cœur qui ne se connaissait pas encore, et de recevoir le premier tribut de sa sensibilité. Il y a entre vous , jVn conviens, une disparité d'âge qui vous efiraie peutêtre en ce moment ; \nais avec un peu de réflexion , vous sentirez que ce n'est pas un grand malheur d'épouser une fille de quinze ans, joUe , sage , riche, bien élevée, et dont la raison est assez avancée pour qu'elle ait senti tout ce que vous valez. Pour nous, qui ne sommes plus-dans l'âge des grandes passions , nous passerons sans peine d'un sentiment plus vif aux sentiments calmes et doux de la simple amitié. Enfin, mon ch^ ami, il ne tient qu'à vous de couler des jours heureux entre une épouse qui vous

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