‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 181 sur 417 · SCÈNE XXIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIV

SAINTE-CLAIRE

raire , il y a six mois que je n^ l'ai vu.

LA VEUVE

lui voulez- vous?

SAINTE-CLAIRE

m secret.

LA VEUVE

•je le savoir?

SA INTE-CLAIRE.

ous m'aurez dit le vôtre.

LA VEUVE

assure que je n'eu ai pas.

SAINTE-CLAIRE

lire que le public est dans la confidence ?

LA VEUVE, piquée.

ic ne sait rien.

SAINTE-CLAIRE

US vous souciez peu qu'il sache tout, ce au même.

LA VEUVE

l'humeur, mademoiselle, dans ce que vous

SAINTE-GLAIRE

neur! et pourquoi?

LA VEUVE

•je? le colonel est charmant, et vous êtes

SAINTE-CLAIRE

3ucluez-vous ?

LA VEUVE

pu vous aimer en passant.

268 LES DRAGONS EN CANTONNEMENT -j

SAINTE-CLAIRE

fin passant?

LA VEUVE

Et faire sur votre cœur une impression malIvM. reuseinent trop durable.

SAINTE-CLAIRE

J'admire votre discernement.

N'est-il pas vrai, que je devine juste? Légère cotniue les Grâces, ingénue comme elles, vous avez cm à des serments qui devaient être sincères , et piquée d'un mépris qup vous ne méritez pas, vous venez, sous un habit qui ajoute à vos charmes, réclamer leurs droits et votre captif.

SAINTE-CLAIRE

Vous m'étonnez, citoyenne. Vous me contez Thistoire de beaucoup de jeunes personnes.

LA VEUVE

Et un peu la votre , convenez-en.

SAINTE-CLAIRE

J'avoue qu'il y a quelque rapport...

LA VEUVE

Les hommes sont si prompts à promettre...

SAINTE -CL AIRE

Et les femmes si disposées à les croire, et à se pré* parer des regrets! »

LA VEUVE

C'est ce que je n'osais dire.

SAINTE-CLAIKE.

ti'est ce ([ue je pense.

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