HOS
Tenez 9 mpasieur Oern^Qn^ je n^ saU p^ iUssimuier, et je le pourrais, que je ne le volerais pa,s. Ypus inspirez la confiance, qu peut-être on aime à se donfier à lliomnie qu'on préfère. ]Eh , à qui ouvrirait-on son cœur 9 si ce n!est à celuj qui luj fait sentir son eûstence?
GERMON
Croyez, mademoiselle,. que je sens tout le prix des dioses flatteuses que vous me faites .e0tei;idre, et de celles que madame Gerval m'a déjà dites de votre
part.
ROSE
Je ne lavais chargée de rien, de rien, en vérité, numsieur Germon. Elle a surpris mon secret, et n'a consulté que Tintérêt de sa fille. Je vous aime, monsieur Germon, je vous aime bien tendrement, je vous lassure; mais ma mère vous aimait avant moi, et vous de\ezraimer aussi, car elle est si aimable! He souffrez pas qu elle me sacrifie son bonheur. Germon, honnête ^t sensible Germon, refusez -moi, je vous en prie; sauvez -^oi du danger de me préférer à ma mère. ûites-l^i que je ne suis qu'un enÊmt sans caractère ; dites- le à mon oncle; dites-le à tout l'univers. Soyez mon père; ce titre me forcera au respect, et imposera silence à Tamour. J'en mourrai peut-être, monsieur Germon ; mais ma mère, ma bonne mère sera heureuse, ^'emporterai ses regrets, et sans doute les vôtres.
GERMON
Mademoiselle, il est difficile de vous refuser; il est plus difficile encore de vous chercher des défauts, quand vous n'avez que des vertus.
ROSE,* d'an ton tûidde.
Il faudra donc que je vous refuse moi-même ; que je sois plus délicate que vous; que je vous donne Texemple d'.ùue fermeté ^e vous deviez m'inspirer.
Mademoiselle, madame Gerval n'est pas aussi faible que vous le. supposez, et le bonheur de son aimable 611e ne coûtera rien à son cœur.
ROSE
Elle vous Ta dit.... Elle vous l'a dit, n'est- il pas vrai? Eh bien^ mon ami, elle vous a trompe; elle a voulu se tromper elle-même. Elle a failli se trouver mal, quand elle a su.... Quand elle a su ce que vous savez, monsieur Germon. Il faut que vous soyez bien cruel , pour ne pas vous rendre à mes prières. Songez donc que je ne puis être comparée à une femme qui unit encore les grâces touchantes de la jeunesse à tous les charmes d'un esprit mûr; songez qu'il v a entre vous une conformité d'âge, de goûts et de caractère qui rend votre mariage indispensable; songez....
GERHON.
Je ne dois plus songer qu'à vous , mademoiselle ; c'est le vœu de madame votre mère, (^avec gaîté) et vous êtes bien faite pour justifier une infidélité.
ROSE
Et de quel droit, monsieur, prétendez - vous me